Née au début des années 90, la chirurgie colorectale mini-invasive remplace de plus en plus l’abord dit traditionnel ou par laparotomie dans pratiquement toute la pathologie du gros intestin et du rectum aussi bien pour des affections bénignes inflammatoires comme la diverticulite, l’endométriose ou la maladie de Crohn, que dans la pathologie maligne, c’est-à-dire le cancer colorectal.

Le Service de Chirurgie Viscérale du Centre Hospitalier réalise actuellement par cet abord pratiquement toutes les interventions de chirurgie dites réglées ainsi que certains cas de chirurgie d’urgence, comme les perforations coliques infectieuses, instrumentales ou traumatiques.

C’est ainsi que plus de 100 patients bénéficient annuellement de cette approche.

La chirurgie mini-invasive s’inscrit dans une prise en charge multidisciplinaire avec la radiologie diagnostique et interventionnelle, l’endoscopie et la cancérologie ainsi que l’anesthésie-réanimation.

L’étendue de la pathologie colorectale du patient, les antécédents médicaux et chirurgicaux ainsi que l’âge sont rarement une barrière à l’abord mini-invasif.

Les avantages de cette voie dans le traitement des maladies du gros intestin et du rectum sont multiples et validées dans la littérature :

  • Réduction du risque de complications graves et de la mortalité post-opératoire
  • Optimisation de l’exploration et du diagnostic
  • Réduction des pertes sanguines
  • Faibles douleurs post-opératoires par préservation de la paroi abdominale
  • Amélioration de la récupération des patients en post-opératoire: mobilisation rapide et réalimentation précoce
  • Réduction de la durée d’hospitalisation