RECHERCHE SUR LES MALADIES CARDIOVASCULAIRES

L’équipe du CHL en collaboration avec les chercheurs du laboratoire de maladies cardio-vasculaires du Luxembourg Institute of Health concentre ses recherches actuelles sur l’infarctus du myocarde, ses conséquences et les possibilités de récupération des patients en ayant été victime.

L’un des axes de recherche concerne les séquences non-codantes d’ADN. Les recherches médicales des dernières années ont montré que, alors même que 2% de l’ADN humain est transcrit en protéines, les 98% restants, que les chercheurs ont longtemps pensé inutiles et inutilisés, semblent avoir des fonctions méconnues. 

Au Luxembourg, les recherches cardiovasculaires se concentrent sur de longues séquences non-codantes d’ADN et leur taux de présence dans le sang de patients ayant été victime d’infarctus du myocarde. En étudiant ces séquences, les chercheurs espèrent mieux comprendre le fonctionnement d’un corps humain ayant subi un infarctus, et les possibilités de récupération des patients. La dernière étude, dont les résultats ont été publiés en 2014 dans le journal « Circulation Research » de l’American Heart Association, a analysé la présence de 5 longues séquences non codantes d’ADN dans le sang de patients ayant subi une attaque cardiaque, en en mesurant les taux, et en les comparant aux taux existants dans le sang de volontaires sains comparables en âge et en sexe. Les résultats montrent que les taux de 3 des 5 séquences non codantes diminuent dans le sang des patients par rapport aux volontaires sains, alors que ceux des 2 autres séquences augmentent. Cette différence est assez notable pour poursuivre un axe de recherche jusqu’alors méconnu, et qui pourrait permettre une meilleure évaluation des conséquences de l’infarctus. 

Mélanie Vausort, Daniel R. Wagner and Yvan Devaux, long noncoding RNAs in Patients with Acute Myocardial Infarction, Circulation Research, 2014; 115, 668-677; originally published online July 17, 2014

 

RECHERCHE SUR LES ALLERGIES AUX POILS DE LAPIN

Des statistiques récentes montrent que de plus en plus de ménages en Europe et aux Etats-Unis possèdent, au même titre qu’un chien ou un chat, un lapin comme animal de compagnie. Conséquence indirecte, de plus en plus de personnes développent des allergies jusqu’alors non identifiées. Une récente étude menée au Laboratoire d’allergologie du Luxembourg Institute of Health en collaboration avec des médecins chercheurs allergologues du CHL, a permis d’identifier un allergène majeur du lapin. 35 patients, ayant développé une sensibilisation au contact de lapins, ont été testés. L’analyse des résultats de ces tests a permis d’identifier un nouvel allergène Ory c 3, dans les poils de l’animal. Même si l’on observe certaines similarités avec l’allergène majeur du chat Fel d 1, aucune allergie croisée n’a été objectivée. Ce travail est une contribution importante à l’amélioration du diagnostic et de la prise en charge des allergies aux nouveaux animaux de compagnie (NAC).

Christiane Hilger, Stéphanie Kler, Karthik Arumugam, Dominique Revets, Claude P. Muller, Catherine Charpentier, Christiane Lehners, Martine Morisset and François Hentges, Identification and isolation of a Fel D 1-like molecule as a major rabbit allergen, in Journal of Allergy and Clinical Immunology, vol 133, number 3, 753-766, march 2014