Infirmier/ère en anesthésie et réanimation

 

MISSION :

L’infirmier en anesthésie et réanimation contribue à la réalisation de l’anesthésie et assure la surveillance du patient. Il agit en grande collaboration avec le médecin anesthésiste-réanimateur pour l'assister, suppléer dans toutes ses tâches.

SALAIRE DEBUTANT :

4547€

EN QUOI CONSISTE LE METIER ?

L’infirmier en anesthésie et réanimation met également en oeuvre sa spécialisation en réanimation lors de transports sanitaires, pour la prise en charge des patients aux services de surveillance et/ou soins intensifs, ainsi que pour répondre à des situations de détresse vitale en milieu hospitalier ou extrahospitalier.
Il intervient également dans:

  • le traitement de la douleur (chirurgie, réanimation)
  • l’installation et la surveillance des personnes traitées par oxygénothérapie hyperbare 
  • des situations vitales critiques dans ou en dehors de l’hôpital
  • l’encadrement et la formation des étudiants et/ou des nouveaux collaborateurs
  • la participation à la recherche dans son domaine d’activité

Terrains d’enseignement clinique :

  • service de soins intensifs, service d’anesthésie, SAMU
  • stage à option: service au choix de l’étudiant, soit au Luxembourg, soit à l’étranger

Bloc opératoire :

L’infirmier en anesthésie et réanimation contribue à la réalisation de l’anesthésie et surveille le patient sur le site d’anesthésie ainsi qu’en salle de surveillance post-interventionnelle.

Soins intensifs :

L’infirmier en anesthésie et réanimation est partie intégrante d’une équipe pluridisciplinaire et agit sur base de son rôle propre et de son rôle délégué.

SAMU :

L’infirmier en anesthésie et réanimation assiste le médecin anesthésiste durant les interventions et assure la surveillance durant le transport médicalisé (SAMU).

TEMOIGNAGE

Christelle, infirmière en anesthésie et en réaniamtion

« Le plateau technique est fabuleux » 

J’ai choisi l’anesthésie parce que je m’occupe d’un seul patient à la fois. Cela me permet d’avoir un suivi complet. Je travaille beaucoup en salle d’opération, aux côtés du chirurgien. Je prépare, je mets en oeuvre et j’entretiens l’anesthésie, je participe au réveil du patient, je prends en charge la douleur postopératoire. Toutes ces actions nécessitent de savoir pratiquer différents gestes techniques : intuber, ventiler, perfuser, monitorer. J’analyse et j’observe les patients et les appareils pour vérifier le maintien d’une bonne anesthésie ou pour surveiller l’arrivée éventuelle de désordres. Je dois savoir réagir, par exemple à un saignement. J’ai intégré le CHLparce qu’il dispose d’un bloc chirurgical commun, synonyme de polyvalence. L’Établissement hospitalier pratique en effet toute une série de chirurgies : ambulatoire, digestive, gynécologique, urologique, thoracique, cardiaque, vasculaire. Nous avons aussi une maternité. Le plateau technique est fabuleux, avec un matériel très performant, des compétences de haut niveau. Les opérations et les impératifs anesthésiques sont à chaque fois différents.
C’est un excellent moyen de me former à des techniques différentes et ça m’ouvre des perspectives. Les échanges avec tout l’écosystème du bloc opératoire – chirurgiens, internes, instrumentistes, anesthésistes… – rendent mon métier intellectuellement très riche. Je ne connais pas la monotonie. Je me régale ! Je travaille en accord avec mes valeurs. Ici, l’humain est mis en avant. Le respect du patient est prioritaire, tout est fait pour lui donner les meilleures conditions possibles de sécurité et d’encadrement.

Le CHL traite de nombreuses spécialités et le quotidien offre beaucoup de diversité pour ceux qui le souhaitent. C’est très enrichissant. L’hôpital est très bien équipé en matériel, les installations sont d’excellente qualité.  Mon rôle est d’endormir les patients, de les réveiller et de traiter la douleur. Avant chaque opération, je vérifie le matériel et je prépare l’intervention avec le médecin. C’est un métier qui nécessite d’être très rigoureux. J’ai intégré cet établissement parce que je ne voulais pas faire la même chose tous les jours, et c’est réussi.

FORMATIONS & DIPLÔMES

Luxembourg :

Les conditions d’admission

  • diplôme de fin d’études secondaires – enseignement classique ou enseignement général ou diplôme reconnu équivalent par le MENFP
  • diplôme d’infirmier tel que prévu par l’article 1er de la directive 77/452/CEE
  • autorisation ministérielle d’exercer la profession d’infirmier au GD
  • connaissance de la langue allemande, française et luxembourgeoise
  • l’admission peut être sujette à une vérification de l’adéquation du profil du candidat avec les objectifs de la formation visée
  • si le nombre de candidatures dépasse le nombre de places disponibles, le lycée procède à une sélection

Le déroulement de la formation

  • durée 2 ans avec 123 ECTS
  • le programme de formation se compose d’un enseignement professionnel théorique et pratique dispensé sous la forme modulaire
  • le programme comporte e.a. les cours de prise en charge du bénéficiare de soins en soins intensifs, physiopathologie en soins intensifs, prise en charge du bénéficiare de soins en anesthésie, spécificités et techniques en anesthésie, pharmacologie en anesthésie, aide médicale urgente…

 

France :

L'infirmier anesthésiste est un infirmier diplômé d'État qui a exercé deux ans au minimum sa profession et suivi une formation spécifique dans une école spécialisée (Écoles DIADE d'Infirmier-Anesthésiste) délivrant la formation conduisant au diplôme d'état d'infirmier anesthésiste, conférant le grade de master.

Pour ceux qui souhaitent devenir infirmiers anesthésistes, il faudra obtenir le diplôme d'État d'infirmier anesthésiste (DEIA). Pour cela, il faut dans un premier temps obtenir son diplôme d'infirmière/infirmier ou sage femme après avoir franchi un premier concours d'entrée. L'idéal est le plus souvent d'être titulaire d'un bac de sciences médico-sociales ou bac S. 
Après trois ans de formation (bac+3), il faudra acquérir deux ans d'expérience professionnelle pour pouvoir se présenter à un nouveau concours d'entrée permettant de se spécialiser en tant qu'infirmier anesthésiste. Après deux ans de formation et de stages, l'infirmier deviendra infirmier anesthésiste.

 

Belgique :

  • La spécialisation en anesthésie donne accès au titre professionnel particulier d’infirmier spécialisé en anesthésie.
  • Elle est accessible aux titulaires d’un diplôme de Bachelier en Soins Infirmiers/ Infirmier(e)s Gradué(e)/ ou étudiant porteur d’un titre étranger équivalent.
  • L’étudiant porteur d’un diplôme de spécialisation siamu ou salle d’opération peut bénéficier, sur étude du dossier, de dispenses pour les activités d’enseignement théorique ou d’intégration professionnelle.
  • Elle est organisée en 1 an, dans l’enseignement de plein exercice, elle peut être étalée de 2 à 4 années maximum, en combinant les études avec l’activité professionnelle.
  • La spécialisation octroie le certificat en radioprotection et le diplôme BLS-AED.
  • Le programme comporte 60 ECTS (1050 heures) d’enseignement théorique et clinique

 

Allemagne :

La formation de base infirmière : 3 ans. 
Après le Baccalauréat, la formation spécialisée après 2 ans d’expérience professionnelle varie selon les Länder : Il y a en moyenne 800 heures de théorie et plus de 1000 heures de pratique clinique. Cela peut se faire en 1 an à temps plein ou 2 ans en alternance.
Diplôme.
La spécialité combine l’anesthésie avec les soins intensifs. Comme en Autriche les responsabilités dépendent plus du lieu d’exercice que de la reconnaissance officielle qui est assez restrictive. La formation est organisée dans des établissements hospitaliers. Chaque " Land " décide de ses besoins et de sa règlementation.

SUR LE WEB :

www.aliar.lu
www.ltps.lu
www.chl.lu