Un chèque d’une valeur de 37.000 € par la Fondation Jean Think remis au Centre Hospitalier de Luxembourg

 

Récemment, lors d’une cérémonie qui s’est tenue au CHL, des représentants de la Fondation Jean Think ont remis officiellement un chèque d’une valeur de plus de 37.000 € au Centre Hospitalier de Luxembourg et notamment à son service de Neurologie afin de soutenir des projets de recherche clinique appliquée au sujet de la maladie de Parkinson.

Au nom de la Direction du CHL, le Dr Nati a remercié Monsieur Schumacher, président de la Fondation Jean Think et tout le comité de la Fondation Think  pour leur don généreux, ainsi que pour leur soutien continu de longue date. 

Dr Nico Diederich, médecin neurologue au CHL et « ausserplanmässiger Professor » de neurologie à l’Université de Cologne, a présenté les études de recherche clinique appliquée, qui actuellement se déroulent au service de neurologie, ceci en étroite collaboration avec le LCSB (Luxembourg Centre for Systems Biomedicine) de l’Université de Luxembourg et l’IBBL (Integrated Biobank Luxembourg) et qui toutes s’intéressent à la maladie de Parkinson.

La maladie de Parkinson est en fréquence la deuxième maladie neurodégénérative. Le diagnostic clinique s’établit sur base de symptômes moteurs, tels que lenteur des mouvements, rigidité et tremblements. Cependant, au moment où ces symptômes sont clairement reconnus, la maladie a, hélas, déjà évolué depuis plusieurs années et une part importante des neurones dopaminergiques, responsables de la coordination des mouvements, a déjà disparu de manière irrévocable.

« À l’heure actuelle, il est impossible d’identifier la maladie de Parkinson avant que les patients ne présentent des symptômes moteurs évidents », explique Dr. Nico Diederich. « S’il existait un outil diagnostique permettant d’effectuer des tests à un stade précoce de la maladie de Parkinson, c’est-à-dire avant que la majorité des neurones dopaminergiques ne disparaissent, nous pourrions être à même de prendre des mesures préventives pour arrêter ou, au moins, freiner le processus de la maladie. Malheureusement, ce genre de tests n’existe pas encore.»

Grâce notamment au soutien de la Fondation J. Think, le Dr. Diederich peut désormais unir ses efforts à ceux des scientifiques du LCSB afin d’identifier des marqueurs biologiques et cliniques du stade précoce de la maladie de Parkinson. Dr. Diederich et ses collègues s’intéressent à des cellules du sang (plaquettes), de la peau et des échantillons de biopsie de l’intestin, prélevés dans le cadre de dépistage du cancer du colon. Déjà plus de quarante patients ou sujets-contrôle ont été recrutés. D’autres suivront durant les prochains mois. 

Les scientifiques utilisent une puissante plateforme de microscopie ainsi que des tests électrophysiologiques subtils. Ces outils permettent l’étude de cellules vivantes et créent des images 3D au niveau cellulaire et même subcellulaire. « Il se pourrait que la maladie de Parkinson résulte d’un problème au niveau des mitochondries, nos fournisseurs d’énergie dans la cellule», ajoute le Dr Diederich. 

La question du public est évidemment: quand est ce qu’il y aura la « percée du tunnel» ? «On est encore au tout début de notre projet. Ces études sont passionnantes, nous progressons- mais pas toujours comme prévu- et nous espérons fermement pouvoir contribuer de façon substantielle à l’avancée des connaissances dans ce domaine. Un diagnostic plus précoce devra se faire dans un avenir proche », conclut Dr. Diederich, optimiste à ce sujet, lors de la remise de chèque.