En 1978, le CHL ouvrait le premier service d’hémato-oncologie au Luxembourg. En pratiquement 40 ans, s’adaptant à l’incidence et à la prévalence croissantes du cancer, le service a évolué, passant d’une unité composée d’un médecin et de quelques infirmières à une structure renforcée de 8 hémato-oncologues, 3 médecins en voie de spécialisation et 66 soignants en 2016. Ancré dans la dynamique du Plan cancer national, le CHL a fait siens les objectifs nationaux et se donne comme priorités de veiller à l’amélioration constante de la qualité de la prise en charge et de la qualité de vie des personnes atteintes du cancer, et d’augmenter la survie des patients. 

2016 a vu une intensification des efforts du CHL dans sa lutte contre le cancer. Tenant compte de l’augmentation importante et constante de l’activité (nombre de patients, nombre de chimiothérapies dispensées quotidiennement, nombre de journées d’hospitalisation), la direction du CHL a revu l’organisation du service d’hémato-oncologie. Elle a ainsi planifié le renforcement de l’équipe médicale, validé la mise à disposition de 20 lits d'hospitalisation en plus dans trois unités spécialisées en cancérologie et préparé le déménagement de l’unité technique de chimiothérapie vers le premier étage du bâtiment CHL Centre, dans un espace qui permettra d’accueillir simultanément 14 patients en traitement. Ce nouvel hôpital de jour oncologique permet quotidiennement à 70 à 100 patients atteints de cancer de venir suivre leur traitement de chimiothérapie, en quelques heures, sans être hospitalisés. Cette unité technique de chimiothérapie n’est toutefois que la partie émergée de l’iceberg que représente la prise en charge d’un patient atteint de cancer au CHL. 

Une prise en charge inter et pluridisciplinaire

La prise en charge démarre dès qu’un cancer est sus- pecté. Elle se fait soit lorsqu’un patient vient consulter un médecin spécialiste (de sa propre initiative ou sur les recommandations de son généraliste), soit lors d’une visite en policlinique/urgences d'un patient alerté par des signes de détérioration de sa santé. Dès ce moment, la prise en charge est à la fois inter et pluridisciplinaire : quel que soit le médecin spécialiste consulté, il travaillera en collaboration avec ses collègues médecins d’autres spécialités, mais aussi avec d’autres professions de santé spécialisées du CHL pour accompagner au mieux le patient à toutes les étapes. Le patient n’est pas seulement pris en charge, mais il entre dans le parcours patient le plus adapté au problème qui l’a conduit à l’hôpital. 

Par exemple, pour un patient avec suspicion de cancer du sein, une consultation auprès du gynécologue enclenchera, en coordination avec le médecin spécialiste en cancérologie du sein, l’intervention du médecin spécialiste de l’imagerie, qui produira, en utilisant la tech- nique la plus appropriée, un cliché détaillé de la zone suspicieuse. Si nécessaire, ce spécialiste, son collègue gynécologue ou le chirurgien spécialiste, fera une biop- sie dont l’analyse histologique sera faite au Laboratoire National de Santé. Les biologistes du CHL pourront aussi être mis à contribution pour réaliser les bilans sanguins. C’est une infirmière spécialisée (breast cancer nurse) qui coordonnera l’organisation de ces examens et rendez vous. Le patient peut ainsi se laisser porter, sans avoir besoin de s’inquiéter des contacts avec les di érents ser- vices médicaux du CHL. Hormis l'analyse histologique de biopsie, qui sera faite, en externe, au Laboratoire National de Santé, tous les examens seront réalisés au CHL, ce qui a l’avantage indéniable de la rapidité et de la coordination d'un maximum d'informations au même endroit. 

Le CHL participe depuis des années au programme national de dépistage du cancer du sein. Seul hôpital équipé au Luxembourg d’une « prone table » permettant les biopsies de sein, il a réalisé en 2016, 10 217 mammographies, 6 957 échographies, 85 cyto-ponctions et 500 biopsies. Il a aussi rejoint, depuis septembre, le tout nouveau programme national de dépistage du cancer colorectal mis en œuvre par le Ministère de la santé. Les médecins comme les soignants du CHL mettent non seulement en œuvre ces programmes à l’hôpital mais participent aussi à leur élaboration, en collaboration avec le Ministère.

Le CHL propose par ailleurs des actions de dépistage personnel pour d'autres types de cancer (par exemple poumon et prostate), ne faisant pas encore l'objet de campagnes nationales. 

Annonce de diagnostic

Une fois toutes les informations collectées, le médecin qui a vu le patient en premier lieu peut établir son diagnostic. Il va préparer l'annonce au patient, en concertation avec l’infirmier/e coordinatrice, qui accompagnera le patient tout au long de son parcours de traitement. Si nécessaire, le médecin et les soignants s’entoureront de tous les professionnels qui pourront aider et soutenir le patient et sa famille : psychologues, assistants sociaux, kinésithérapeutes...Au delà de l'objectif primordial de combattre la maladie, il s’agit de mesurer au mieux et à l'avance, l'impact qu'aura le diagnostic sur la vie du patient, dans toutes ses dimensions personnelles et professionnelles. Cette équipe interdisciplinaire, qui se construit autour du patient, lui permet de se sentir en confiance et bien entouré. C'est une plus value fondamentale dans la prise en charge des personnes atteintes de cancer, qui repose sur les très bonnes relations et la collaboration sans failles entre les professionnels et les spécialités du CHL.

Choix du traitement personnalisé, en pluridisciplinarité 

Le diagnostic de cancer étant posé, le choix du traitement est déterminant. Chaque patient est unique, chaque cancer est spécifique, et les médecins du CHL s’attachent à prescrire des traitements personnalisés, c'est-à-dire adaptés à tel type de cancer chez tel patient. Pour déterminer le traitement personnalisé le plus efficace et avec l’accord du patient, l’oncologue et/ou le médecin spécialiste concerné croise les données cliniques et biologiques, y compris, si nécessaire, génétiques du patient. Il les présente à ses collègues au cours de réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP), mettant en présence des oncologues, des spécialistes d’organes, des chirurgiens, des hématologues, des radiologues. Des spécialistes d’autres institutions luxembourgeoises, comme les radiothérapeutes du Centre Baclesse ou l’anatomopathologiste du LNS participent à ces réunions. Le traitement proposé sera alors discuté et affiné si nécessaire. 

Les chiffres de réunions de concertation pluridisciplinaire

Ce choix thérapeutique personnalisé qui combine l'utilisation de médicaments classiques avec les thérapies les plus innovatrices, peut, si le patient est d'accord, inclure des traitements en phase de recherche. Disponibles grâce aux nombreuses études cliniques oncologiques auxquelles participent les médecins du CHL, ces traitements expérimentaux viennent compléter l'arsenal thérapeutique utilisable, dans le but évident de mieux soigner le patient et d'améliorer sa qualité de vie. 

 

Cancer et recherche au CHL

La fluidité d'un traitement personnalisé

Le plan thérapeutique, c'est à dire le traitement choisi, sera présenté au patient lors de la visite de diagnostic. Le médecin et l’infirmier/e coordinatrice en expliqueront les di érentes étapes, et présenteront la planification des visites, traitements et consultations dans les autres services ou unités du CHL. Le patient doit pouvoir suivre son traitement de manière fluide, sans se sentir dépassé par les contacts médicaux ou administratifs. Il reçoit la date de son premier traitement de chimiothérapie (à l'hôpital de jour oncologique ou en hospitalisation au CHL), ou de radiothérapie (Centre Baclesse dans le sud du Luxembourg), et si nécessaire, la date d’une intervention chirurgicale.

Les patients sont revus au fur et à mesure des cycles thérapeutiques. En fin de traitement ils entrent en phase de surveillance et de réhabilitation. En cas de récidive, un autre traitement peut être proposé, élaboré à nouveau en consultation avec d'autres médecins spécialistes lors des réunions de concertation pluridisciplinaires. 

Les soins palliatifs au CHL

Prévenir et soulager les douleurs des personnes en fin de vie en étant attentif à leurs besoins psychologiques, sociaux et spirituels, intégrer les proches dans la prise en charge et les accompagner dans la maladie et le deuil, promouvoir la philosophie des soins palliatifs à l’hôpital et à l’extérieur, voici les missions des professionnels des soins palliatifs du CHL. Ils interviennent auprès des patients soit directement dans les services d’hospitalisation du CHL, soit au niveau de l’unité fixe de 10 lits située sur le site CHL Eich. 

Un accompagnement de tous les instants

Tout au long de son parcours, le patient peut bénéficier de consultations psychologiques, d'entretiens auprès des assistants sociaux, être aidé par un diététicien pour son alimentation, travailler avec un kinésithérapeute pour sa réhabilitation etc...Le CHL a aussi mis en place de nombreuses conférences et ateliers pour les patients victimes de cancer et pour les membres de leur famille, qui peuvent en apprendre plus sur la maladie, mieux comprendre comment l’intégrer dans toutes les dimensions de leur vie quotidienne, et ainsi mieux l'appréhender et la vivre. 

 

Structure de prise en charge et activité 2016

Le registre hospitalier du cancer : RHC

Mis en place en 2012 au CHL, le registre du cancer (RHC) est un recueil continu, systématique, exhaustif et non redondant de tous les nouveaux cas de cancers diagnostiqués ou pris en charge au CHL. Il permet l'alimentation du registre national du cancer (RNC) géré par le LIH.

Le RNC permet la surveillance épidémiologique descriptive des cancers, l’évaluation des actions de santé publique en matière de prévention et de dépistage du cancer, l’évaluation de la qualité des soins prodigués aux patients cancéreux, le suivi du Plan Cancer national et de la planification des ressources nécessaires. Il est aussi un support à la recherche épidémiologique et clinique.

Initié en 2012 avec les tumeurs du sein, le RHC du CHL comporte depuis 2013 tous les cas de tumeurs solides, et les hémopathies malignes depuis 2014. Les tumeurs chez l’enfant sont également inclues dans le registre.

Registre Hospitalier du Cancer – CHL

Tumeurs avec une incidence en 2016 : 1243

Tumeurs dans le Registre du CHL (fin 2016) : 5416

En 2016

Le CHL a rejoint deux réseaux où collaborent des institutions de premier plan dans la recherche et la conduite d’essais cliniques pour lutter contre le cancer : le réseau mondial WIN (Worldwide Innovative Networking), comptant parmi ses 37 membres l’Institut Curie de Paris, l’Hôpital Universitaire de Kyoto, le Segal Cancer Center de l’Université McGill de Montréal, et des compagnies pharmaceutiques comme Pfizer ... Et, au niveau européen, le nouveau réseau OncoDistinct, aux côtés, entre autres, de l’Institut bruxellois Bordet, de l’hôpital universitaire de Strasbourg ou de l’Institut National des Tumeurs de Milan. En son sein, des médecins à la fois cliniciens et chercheurs peuvent échanger informations et traitements et participer à des projets de recherche communs. Ces deux exemples de collaboration confirment l'importance accordée par le CHL au travail en réseau, et s'ajoutent aux liens nationaux, tissés avec le LIH (Luxembourg Institute of Health), avec l'IBBL (Integrated BioBank Luxembourg), ou avec l'Université de Luxembourg. 

Prise en charge des cancers de l'enfant 

À ce jour, les enfants victimes de cancer au Luxembourg doivent suivre une partie de leur traitement à l’étranger au sein d'hôpitaux avec lesquels le CHL entretient des collaborations très étroites. Toutefois, pour offrir aux enfants et aux parents une sécurité et une continuité de la prise en charge, le CHL projette, en concertation avec le Ministère de la Santé luxembourgeois et conformément aux objectifs du Plan Cancer, la mise en place d’une filière de soins complète pour les cancers des enfants au Luxembourg. 

 

Cancer du système digestif

Prise en charge du cancer du système digestif au CHL

Les cancers du système digestif (œsophage, estomac, intestin, pancréas, foie) sont fréquents et concernent 423 nouveaux cas au Luxembourg en 2013, soit 20 % de tous les  cancers (rapport annuel 2013 du registre morphologique des tumeurs).

Deux tiers de ces cancers  touchent  le gros intestin (côlon et rectum) justifiant de par leur nombre un « Daarmkriibszenter ».

 

 

Le cancer du côlon est longtemps cliniquement silencieux et ne cause pas de plaintes. Devenu symptomatique (saignement, troubles du transit intestinal, etc.) le cancer colique se trouve  généralement à un stade avancé avec des chances de guérison réduites. Ainsi a côté de la chirurgie, des traitements complémentaires sont nécessaires pour offrir les meilleures chances de guérison. 

Pour chaque patient, le traitement optimal est ainsi défini par une équipe de concertation pluridisciplinaire (RCP) du « Daarmkriibszenter ». 

Les devoirs d’un « Daarmkriibszenter » vont  bien au-delà du simple traitement du cancer et se justifient aussi de par son caractère préventif du cancer du côlon. En effet, la majorité des cancers coliques se développe à partir d’une excroissance bénigne de la paroi colique (=adénome) qui ne cause pas de plaintes. Heureusement la transformation d’un adénome en cancer met en moyenne 10 ans ce qui laisse de la place à leur détection. Ces adénomes peuvent être facilement détectés et enlevés lors d’un examen endoscopique de dépistage (= coloscopie) et permettant une vraie prévention du cancer colo-rectal. Une fois le polype enlevé par une résection endoscopique lors de la coloscopie, le risque de développer un cancer du côlon  est quasi nul. Mettre l’accent sur la prévention est donc essentiel pour un « Daarmkriibszenter » comme le dit le vieux proverbe: «mieux vaut prévenir que guérir». Aujourd’hui une coloscopie dite de dépistage réalisée à 55 ans est le meilleur moyen de lutter contre le cancer du côlon en prévenant son développement.

Le service de gastroentérologie du CHL dispose d’un équipement endoscopique de pointe avec une résolution d’image de haute définition pour répondre aux critères exigeants à la réalisation de ces examens de dépistage. De plus, en étroite collaboration avec le service d’anesthésie, cet examen peut être réalisé sous sédation profonde dans le meilleur confort possible pour les patients qui ont peur de cet examen.

Les médecins du service sont également agréés par le Ministère de la Santé pour réaliser les examens de dépistage dans le cadre du programme de dépistage du cancer colorectal par recherche de sang occulte dans les selles (FIT test). Ce test est simple à réaliser. L’analyse d’un échantillon de selles permet de détecter une minime quantité de sang présente dans les selles. Si ce test s’avère positif un examen endoscopique (= coloscopie) est nécessaire afin de clarifier la source de saignement. Ce saignement peut avoir de multiples causes et entre autre aussi être dû à un cancer ou un polype responsable de traces de sang invisibles à l’œil dans les selles. Comme le patient ne présente pas encore de plaintes en cas de cancer il s’agit généralement d’un stade précoce et les chances de guérison sont de l’ordre de 90% par la simple chirurgie sans avoir recours à des traitements complémentaires lourds par radio- ou chimiothérapie.

Aujourd’hui, la prise en charge des cancers coliques est interdisciplinaire. Généralement, le premier contact se fait avec un gastroentérologue soit par consultation directe pour plaintes digestives, soit par l’intermédiaire de son médecin de confiance pour bilan complémentaire notamment en cas de perturbation du bilan sanguin (p. ex anémie). De plus en plus de personnes profitent de l’offre à réaliser une coloscopie préventive (= de dépistage).

En cas de cancer du côlon, si le patient le désire, le gastroentérologue prend en charge le bilan d’extension de la tumeur et l’évaluation de l’opérabilité. Si ce bilan retient une tumeur opérable sans arguments pour une dissémination à distance  (ce qui est heureusement le plus souvent le cas), le patient est adressé directement au chirurgien de confiance du patient. Dans certains cas, même une résection endoscopique à visée curative peut être proposée. Pour les autres cas restants, la nécessité d’un traitement complémentaire avant chirurgie est définie en réunion de concertation interdisciplinaire (p.ex chimiothérapie +/- radiothérapie, traitement d’embolisation radiologique, etc).

Après l’opération, la pièce de résection est examinée au Laboratoire National de Santé et le cas est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) pour définir si un traitement complémentaire est nécessaire. Ceci est surtout le cas pour un cancer avec une atteinte des ganglions lymphatiques enlevés avec la tumeur lors de l’intervention chirurgicale. L’oncologue prend alors en charge le patient pour la réalisation de ce traitement complémentaire par chimiothérapie. Une fois le traitement initial terminé, le patient nécessite un suivi régulier pour confirmer la guérison et détecter le cas échéant une récidive tumorale respectivement des métastases. Ce suivi (avec des examens radiologiques et endoscopiques ainsi que des analyses sanguines) peut être assuré suivant le désir du patient soit par l’oncologue, soit par le gastroentérologue.

 

Cancer chez l'enfant

Prise en charge du cancer chez l'enfant au CHL

Les cancers chez l’enfant n’étant pas les mêmes que les cancers chez l'adulte, ils ont besoin d’une prise en charge spécifique.

Le Plan National Cancer de Luxembourg a fait de la mise en place du Service National d’Onco-Hématologie Pédiatrique (SNOHP) un axe prioritaire.

 

 

Le SNOHP se situe au sein de la Kannerklinik du CHL. L’activité onco-hématologique pédiatrique existant au sein de la Kannerklinik depuis de nombreuses années, le SNOHP consacre cette activité au sein d’un service, qui travaille comme par le passé en lien étroit avec les centres de référence onco-hématologiques universitaires européens. Cette collaboration européenne est formalisée par des conventions spécifiques. La participation aux protocoles cliniques européens de traitement et de recherche et la participation à la recherche fondamentale sont primordiaux pour garantir aux enfants du Luxembourg l’accès à un réseau d’excellence pour leur prise en charge.

L’accompagnement en soins palliatifs de fin de vie est également très particulier en pédiatrie. Le projet de Soins Palliatifs Pédiatriques lié au SNOHP est développé et implémenté au sein du SNOHP et de la KannerKlinik du CHL.

Le SNOHP permet toutes les prises en charge ambulatoires des enfants atteints d’hémopathies, de cancers et tumeurs dans un premier temps, puis prévoit un développement vers une activité plus complète en fonction de son développement.

LES ACTEURS

Les oncologues-pédiatres et les infirmières spécialisées en oncologie pédiatrique

  • Le pédiatre pour les Soins palliatifs pédiatriques et les infirmières spécialisées en soins palliatifs pédiatriques 
  • Le case-manager
  • Une onco-psychologue pédiatrique

LES RCP NATIONALES PEDIATRIQUES

Les décisions concernant les traitements des enfants au sein du SNOHP sont prises après des Réunions de concertations pluridisciplinaires (RCP) spécifiques pour le SNOHP, en lien avec les centres experts européens.

LES LOCAUX

Le Kannerkriibszentrum (SNOHP) se trouve au sein du Département de Pédiatrie de la KannerKlinik. Il occupe 2-4 lits en hôpital de jour, et les enfants peuvent être hospitalisés, si besoin, soit en soins intensifs pédiatriques, soit au sein des chambres à flux existant des unités d’hospitalisation.

L’accueil aux urgences pédiatriques est possible 24h/24h.

Le SNOHP peut se reposer sur l’ensemble des infrastructures du CHL, et en particulier bénéficier des compétences des services nationaux pédiatriques du CHL et des services et compétences spécialisées pédiatriques (réanimation, radiologie, chirurgie, pédo-psychiatrie, pédiatrie, endocrinologie, néphrologie, cardiologie, gastro-entérologie, allergologie, pneumologie, infectiologie e.a.).

 

______________________________________________________________

Cancer de la thyroïde

Prise en charge du cancer de la thyroïde au CHL

Le cancer de la thyroïde est un cancer de bon pronostic dont le nombre de cas a beaucoup augmenté. On distingue cependant les cancers différenciés de la thyroïde les plus fréquents (80%), globalement de très bon pronostic, des cancers indifférenciés de très mauvais pronostic.

Au Luxembourg, en 2013 le registre morphologique des tumeurs a recensé 49 nouveaux cas chez les femmes et 17 chez les hommes faisant une incidence globale de 68 cas par an.

 

 

L’augmentation de l’incidence de ces cancers est en grande partie liée à l’augmentation des pratiques de dépistage (échographie notamment).

Le CHL offre l'intégralité de la filière de prise en charge : diagnostique (échographie, scintigraphies et cytoponction écho guidées, PET Scan) et thérapeutique (chirurgie, radiothérapie métabolique : Iode radioactif).

Le diagnostic est évoqué soit :

  • devant un nodule thyroïdien présentant à l’échographie des caractéristiques suspectes (utilisation de la stratification TIRADS: Thyroid imaging reporting and data system). Pour les nodules suspects (TIRADS > 4), une cytoponction est alors réalisée et selon le résultat le patient est éventuellement opéré.
  • devant un ganglion cervical découvert cliniquement ou sur une imagerie (échographie thyroïdienne ou scanner ou IRM du cou). Dans ce cas également, une cytoponction est réalisée et le patient est opéré s’il existe des cellules malignes d’origine thyroïdienne dans le prélèvement.
  • devant un goitre multinodulaire présentant des caractéristiques suspectes à l’échographie et/ ou des particularités de fixation à la scintigraphie thyroïdienne (nodule(s) non fixant(s) au Technétium et fixant au MIBI).

Le diagnostic est confirmé par l’examen anatomopathologique soit en per-opératoire soit en postopératoire.

Le traitement du cancer thyroïdien est essentiellement chirurgical.

Après la chirurgie (thyroïdectomie partielle ou totale), chaque cas est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire (réunion mensuelle).

Sont discutés en particulier :

1. La nécessité d’un traitement complémentaire : 

  • Complément de chirurgie si nécessaire (thyroïdectomie totale si elle n’a pas été réalisée), curage des ganglions
  • Radiothérapie métabolique : Iode radioactif

2. La nécessité d’examens complémentaires :

  • Scanner thoracique ou corps entier
  • Scintigraphie Iode radioactif
  • PET Scan

3. Le Plan de traitement et de surveillance :

  • Type et Rythme et des examens de suivis par imagerie : échographie, scintigraphie thyroidienne après injection de TSH recombinante
  • Traitement hormonal substitutif et frénateur : suivi biologique (dosages des marqueurs selon le type de cancer: Thyroglobuline après injection de TSH recombinante ou sous sevrage du traitement substitutif ou Calcitonine)  et objectifs thérapeutiques ( taux de TSH)

Les rares cas de cancers résistants au traitement par Iode radioactif sont présentés en RCP d’oncologie.

 

Cancer du sang

Prise en charge du cancer du sang au CHL

Le Service d’hématologie du Centre Hospitalier de Luxembourg est un centre d’hématologie dont les particularités sont la prise en charge de l’hématologie lourde à l’exception de la réalisation de l’allogreffe de moelle. Dans ce cadre l’ensemble des pathologies hématologiques malignes peuvent y être prises en charge.

Les leucémies aigües sont des cancers de la cellule souche hématopoiétique de la lignée lymphoïde (leucémie lymphoblastique aigüe) ou myéloïde (leucémies myéloïdes aigues). 

 

 

Le diagnostic est souvent posé à partir d’une prise de sang réalisée par le médecin traitant ou par le médecin des urgences face à un problème d’infections récidivantes.

Le diagnostic de leucémie aigüe est une urgence qui nécessite une collaboration étroite et efficace entre les cytologistes du laboratoire d’hématologie du CHL, les hématologues cliniques et le médecin référent, sachant que chez le sujet jeune tout délai dans la mise en route du traitement se traduit en complications potentiellement désastreuses pour le patient.

La mise en route d’un traitement de chimiothérapie nécessite également d’obtenir un bilan cardiologique et pneumologique, ainsi que la mise en place d’un cathéter central le jour de l’entrée du patient. À ce titre, une étroite collaboration avec le service de cardiologie, de pneumologie, de chirurgie et d'anesthésie est indispensable.

Le traitement par chimiothérapie nécessite souvent un isolement en chambre à pression positive dotée d’un filtre HEPA, qui permettra de garantir une réduction des infections notamment fungiques en cours d’hospitalisation.

 

Cancer de la gorge

Prise en charge du cancer de la gorge au CHL

L'ORL prend en charge les lésions tumorales, qu'il s'agisse de la face, du cou, du nez ou des oreilles.

Même si les carcinomes épidermiques sont les plus fréquents, nous traitons également les autres types de cancer, même ceux de nature plus rare (tumeurs acineuses des glandes salivaires, esthesioneuroblastome, chondroblastome laryngé...).

 

 

Le service étant divisé en un pôle cou et larynx, un pôle nez, un pôle oreille et un pôle face (avec des médecins spécialistes spécifiques dans chaque pôle), le patient est orienté vers le pôle concerné.

Dans un délai de temps court, vont s'enchaîner les différentes étapes de mise au point, de discussion dans des réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP), jusqu'au traitement.

L'examen en consultation permet de topographier et de classer la lésion. Les examens complémentaires compléteront le bilan loco-régional et à distance et le diagnostic final sera posé grâce aux biopsies.

Après discussion pluridisciplinaire, le choix du traitement est proposé et discuté avec le patient.

Lorsque l'option chirurgicale est retenue, nous bénéficions au bloc opératoire du savoir-faire et de technologies de pointe.

Ainsi les tumeurs de l'oreille, base du crâne et nez sont opérées sous microscope, ou optiques, couplés à la neuro navigation.

Nous privilégions les traitements conservateurs pour les tumeurs du cou et du larynx, et proposons aux patients, lorsque cela est possible, une chirurgie par voie endoscopique, couplée au laser et bientôt au Robot. On remarque ainsi une diminution des complications post opératoires, une réhabilitation dès fonction de déglutition et parole meilleure et un séjour hospitalier plus court. 

Des équipes d’orthophonie et de kinésithérapie nous aident dans cette réhabilitation.

Le retour à domicile est soigneusement préparé après éducation de la famille et des patients, et lorsque toutes les conditions sociales, médico-soignantes le permettent.

Les tumeurs du nez et de la base du crâne sont traitées avec le même soin, et bénéficient du même plateau medico-technique. Il n'est pas rare que lorsque des tumeurs envahissent plusieurs secteurs, de la base du crâne ou du médiastin, nous réalisions nos chirurgies en multi-équipes: neurochirurgien, chirurgiens thoracique, chirurgien plastique.

Enfin, nous développons actuellement la prise en charge des patients souffrant de tumeur de la face. Cette prise en charge très spécifique nécessite des compétences particulières et un savoir faire chirurgical que peu de spécialistes proposent dans le pays.

 

Cancer du pancréas

Prise en charge du cancer du pancréas au CHL

Bien que faisant partie des cancers du système digestif, les cancers du pancréas de par leur nature et complexité diagnostique et thérapeutique sont considérés spécifiquement dans un groupe à part.

Leur statistique témoigne de leur augmentation sensible en incidence annuelle par 100.000 habitants estimée dans l’UE en 2012 à 9.5 chez l’homme venant de 4.9 cas en 1980 et de 6.3 chez la femme venant de 2.0 cas dans les années 80.

 

 

Cette augmentation s’est encore accélérée entre 2005 et 2012 avec 4.5% et 5.4% par an, respectivement, chez l’homme et chez la femme.

Les chiffres pour le Luxembourg venant de la même source et pour l’année 2012 sont : 11.2  cas par an et par 100.000 chez l’homme et 6.8 cas chez la femme (1)

A titre de comparaison, 7800 nouveaux cas par an en France et environ 9000 en Allemagne.

Le risque de se voir développer un cancer du pancréas est faible jusqu’à 50 ans, avec moins de 5% des cas, puis augmente avec un pic de fréquence entre 65 et 80 ans.

Par ordre de fréquence on considère : le cancer du pancréas exocrine ou adénocarcinome canalaire pancréatique représente 90% des formes de ce cancer. Les 10% restants sont constitués par de tumeurs beaucoup plus rares comme les ampullomes, les néoplasmes comme les cystadénomes, les tumeurs neuroendocrines, les tumeurs intracanalaires papillaires et mucineuses et finalement les localisations métastatiques uniques d’autres cancers primitifs comme par exemple le cancer à cellules claires rénal qui nécessitent des prises en charge spécifiques et de lors ce qui suit considère surtout le cancer exocrine ou adénocarcinome canalaire pancréatique.

Plusieurs facteurs sont aujourd’hui évoqués dans la genèse de ce cancer, en particulier le tabagisme, le régime alimentaire, notamment la présence d’une obésité, la présence d’un diabète, d’une consommation élevée d’alcool ou encore une pancréatite chronique. Une prédisposition familiale est en cause dans 5 à 10 % des cas. 

Le diagnostic est le plus souvent réalisé à un stade avancé du fait d’une expression clinique tardive de la maladie. Seuls 20 % des patients sont diagnostiqués à un stade où la tumeur est opérable avec intention de guérir. Tous stades confondus, la survie à 5 ans est de 5 %. En cas de chirurgie suivie de chimiothérapie, elle est de l’ordre de 20 % à 5 ans. 

Les circonstances diagnostiques diffèrent selon ou siège la tumeur dans le pancréas. La localisation est le plus souvent à la tête du pancréas, le cancer et alors révélé par un ictère (jaunisse) nu (sans fièvre), parfois accompagné d’une grosse vésicule et d’une altération de l’état général avec amaigrissement et parfois de douleurs abdominales.

Si la localisation est distale c’est-à-dire dans le corps ou la queue du pancréas, une douleur abdominale dans le flanc gauche, mais plus souvent une altération de l’état général sans douleurs seront le motifs de sa découverte…

Beaucoup plus rarement l’apparition d’un diabète de type 2 ou l’aggravation d’un diabète déjà connu ou encore l’apparition d’une pancréatite peuvent révéler le cancer.

Il est alors important de définir les objectifs du bilan initial pour :

  • Confirmer le diagnostic et préciser l’histologie de la tumeur
  • Annoncer le diagnostic au patient
  • Classifier le cancer selon les critères Internationaux et autres critères pronostiques 
  • Etablir le status de performance du patient
  • Définir lors d’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) le traitement le plus adéquat selon les recommandations Internationales amandées par le groupe Cancer du pancréas de l’INC (2)
  • Participer avec le patient dans le libre choix de son traitement
Les acteurs impliqués dans ce processus sont : 

Le médecin généraliste du patient, le gastroentérologue-endoscopiste, le chirurgien digestif, l’oncologue, le radiologue, le radiothérapeute, l’anatomopathologue, l’anesthésiste, le gériatre, le psychologue, le nursing, le nutritionniste, le réanimateur et l’assistant social.

 

Cancer urologique

Prise en charge du cancer urologique au CHL

Le service réunit des spécialistes de l’urologie, médecins et chirurgiens urologues.

Il prend en charge le diagnostic et le traitement des pathologies du système urinaire de l’homme et de la femme ainsi que des pathologies de l’appareil génital masculin.

 

 

Cela est réalisé avec les supports des plateaux techniques et des autres départements concernés : Imagerie médicale, médecine nucléaire, laboratoire, centre d’assistance médicale à la procréation, oncologie médicale, et radiothérapie (centre Baclesse).

Le service assure également la prise en charge 24h/24 et 7 jours sur 7 des troubles urologiques en relation avec des pathologies cancéreuses grâce au service des urgences de l’institution.

Les membres du service d’urologie collaborent quotidiennement avec un grand nombre d’autres spécialistes présents dans l’institution afin d’assurer une prise en charge globale et pluridisciplinaire des patients.

Les membres du service d’urologie travaillent en étroite collaboration et assurent un service de consultation ambulatoire où ils consacrent une partie importante de leur activité à l’information ainsi qu’au dépistage et à l’éducation préventive des patients dans le cadre des pathologies cancéreuses urologiques et des autres problèmes urologiques fréquemment rencontrés.

Le service d’urologie assure le dépistage et le traitement des cancers urinaires de l’homme et de la femme et les cancers génitaux masculins :

  • Cancer de la prostate
  • Cancer du testicule
  • Cancer du rein
  • Cancer de la vessie
  • Cancer des voies excrétrices

Les techniques d’imagerie médicale et de médecine nucléaire les plus récentes sont immédiatement disponibles sur place et permettent la réalisation de bilans complets dans d’excellentes conditions de réactivité et de sécurité.

L’existence de techniques d’IRM prostatique modernes permet une prise en charge optimalisée des cancers de la prostate.

Tous les dossiers de patient sont présentés en réunion de concertation multidisciplinaire regroupant des urologues, des radiologues, des cancérologues (radiothérapeutes et chimiothérapeutes), ainsi que d’autres spécialistes si nécessaires. Un compte-rendu des décisions collégiales figure ensuite dans le dossier informatique du patient pris en charge pour un cancer urologique dans l’institution.

Dans le cadre de la prise en charge chirurgicale des pathologies cancéreuses urologiques, les urologues utilisent toutes les techniques chirurgicales de pointe à savoir la chirurgie conventionnelle ouverte, la chirurgie endoscopique dans le cadre des tumeurs de vessie ou de l’appareil urinaire, la chirurgie cœlioscopique dans le cadre des tumeurs rénales et dans le futur l’utilisation de la chirurgie robotique pour traiter les tumeurs de la prostate ainsi que certains types de tumeurs rénales.

Concernant la prise en charge des tumeurs rénales, la chirurgie d’épargne rénale (avec conservation du rein et préservation de la fonction rénale c'est-à-dire la néphrectomie partielle) est utilisée le plus fréquemment possible quand les possibilités techniques le permettent et suivant les recommandations urologiques internationales.

Les atouts du service sont d’une part la présence d’une unité urologique avec permanence urologique 24h/24 et 7 jours sur 7 par une équipe d'urologues travaillant en étroite collaboration, l’accès à un plateau d’imagerie médicale et de médecine nucléaire complet et ceci dans le cadre d’un environnement médical spécialisé et pluridisciplinaire permettant la prise en charge de pathologie associée. L’utilisation également de techniques chirurgicales de dernière génération comme l’utilisation du laser ou l’acquisition d’un robot chirurgical Da Vinci de dernière génération.

Cancer du cerveau

Prise en charge du cancer du cerveau au CHL

Au Luxembourg, il y a environ 150 à 180 maladies néoplasiques primaires ou secondaires du système nerveux par an.

Ceux-ci comprennent les gliomes (OMS de grade I à IV), les méningiomes (grade I à III), les métastases (eg. Cancer du poumon et du sein), les adénomes hypophysaires, les neurinomes, les médulloblastomes et de nombreux autres types de tumeurs moins fréquentes.

 

 

Le Service National de Neurochirurgie a pour mission d'assurer la prise en charge neurochirurgicale de ces patients.

Pour cela, un équipement technique et un personnel expert sont disponibles. En principe, tous les types de tumeurs du système nerveux (tête, colonne vertébrale, système nerveux périphérique) peuvent être traités chez les adultes et les enfants.

Toutes les possibilités de neuronavigation, stéréotaxie, microchirurgie, neurooendoscopie, résection sous fluorescence et neuromonitoring sont disponibles.

En outre, il existe la possibilité d'une embolisation préopératoire de tumeurs hautement vascularisées.

Les patients sont discutés de façon interdisciplinaire dans des réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) avec les oncologues, les neuroradiologues et d’autres spécialistes.

La radiothérapie adjuvante est réalisée en collaboration avec le service national de radiothérapie du Centre François Baclesse à Esch-sur-Alzette.

Les traitements radiochirurgicaux avec le CyberKnife sont planifiés et exécutés conjointement par les médecins du service national de neurochirurgie, de neuroradiothérapie et de neuroradiologie.

L'évaluation neuropathologique spécialisée a lieu au LNS. Si nécessaire, des échantillons de tumeurs sont également envoyés dans des centres de référence internationaux (participation à des études multicentriques, etc.).

Les évaluations, y compris mutationnelles et les analyses génétiques, sont effectuées conformément à la classification OMS actuellement en vigueur.

Si nécessaire, les patients sont traités dans des études multicentriques (internationales).

Le suivi neurochirurgical / interdisciplinaire est réalisé selon des lignes directrices valables au niveau international et des recommandations thérapeutiques.

Pour des formes particulières de traitement, telles que le traitement d'induction de chimiothérapie à haute dose, la greffe de moelle osseuse, en particulier en pédiatrie, il existe une collaboration avec des centres de référence francophones et germanophones.

Des thérapies de soutien psychologique oncologiques spéciales sont offertes ainsi que des traitements de soutien tels que l'orthophonie, la physiothérapie et l'ergothérapie.

Les traitements de réadaptation sont réalisés en collaboration avec le Centre National de Réadaptation luxembourgeois, ainsi que des centres de rééducation.

Si possible et avec le consentement des patients, des échantillons de tissus tumoraux et de sang sont également conservés pour des projets de recherches scientifiques.

Les priorités de recherche sont ici des analyses biochimiques et génétiques, en collaboration avec le LNS, le LIH et l'Université du Luxembourg (LCSB).

 

Cancer de l'endomètre

La prise en charge du cancer de l'endomètre au CHL

Le cancer le plus fréquemment rencontré en gynécologie est le cancer de l’endomètre. Les autres cancers sont moins fréquents (col utérin, ovaire et trompes) voire même rares (vulve, vagin et tumeurs du placenta)

Le CHL propose une prise en charge incluant une mise au point, traitement et suivi des différents cancers gynécologiques. Seulement pour la radiothérapie nos patientes bénéficient de la coopération avec le Centre François Baclesse.

 

 

Le parcours pour les patientes atteintes d’une maladie néoplasique est un peu similaire pour toutes les disciplines médicales. Les patientes symptomatiques sont détectées par le médecin de famille ou par nos collègues gynécologues. Après avoir assuré par biopsie qu’une maladie néoplasique est présente, le gynécologue traitant fait le bilan d’extension pour la maladie présente en utilisant l’infrastructure hospitalière du CHL, surtout la radiologie et la médecine nucléaire. Un suivi psychologique est proposé à la patiente et ses proches, dès le premier contact avec eux.

Le dossier complet est alors présenté et discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) pour trouver la meilleure séquence thérapeutique (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie ou hormonothérapie)

En cas d’un traitement chirurgical du cancer de l’endomètre, l’utilisation de la chirurgie mini-invasive est devenue le « golden standard ». Pour le traitement chirurgical du cancer du col, la voie endoscopique est favorisée si possible. Des simulations préopératoires 3D peuvent devenir une aide importante pour la planification du geste chirurgical dans le futur proche.

Pour les cancers de l’ovaire, la laparoscopie a seulement un caractère diagnostique. Pour la chirurgie cyto-réductive, l’abord par laparotomie en incorporant les différentes disciplines nécessaires (gynécologie, chirurgie digestive / urologie) reste d’actualité.

D’autres défis pour l’optimalisation du traitement chirurgical des cancers gynécologiques solides sont en cours de mise en place au CHL : l’utilisation, selon les guidelines internationaux, du concept de ganglion sentinelle pour les cancers de la vulve, du vagin, l’endomètre et du col utérin. Aussi la réalisation de la télé-médicine en anatomo-pathologie pour l’examen ex-temporanné et l’incorporation de la chirurgie robotique restent intéressantes.

Après le traitement initial, le follow–up se fait en multidisciplinarité entre gynécologues, oncologues, internistes et radiothérapeutes.

On ne peut pas trop accentuer l’importance du suivi gynécologique de dépistage. Pour cela, le département de gynécologie a mis en place une consultation spéciale consacrée aux saignements utérins anormaux. Elle permet d’accélérer la mise au point en proposant une échographie experte en même temps qu’une évaluation et éventuel traitement intra-utérin (hystéroscopie interventionnelle ambulatoire). La clinique mono thématique de la ménopause est un autre moyen de détecter une atteinte cancéreuse chez la patiente. Elle aussi a pour but de détecter plus vite les atteintes cancéreuses chez les patientes.

 

Pages