Cancer du cerveau

Prise en charge du cancer du cerveau au CHL

Au Luxembourg, il y a environ 150 à 180 maladies néoplasiques primaires ou secondaires du système nerveux par an.

Ceux-ci comprennent les gliomes (OMS de grade I à IV), les méningiomes (grade I à III), les métastases (eg. Cancer du poumon et du sein), les adénomes hypophysaires, les neurinomes, les médulloblastomes et de nombreux autres types de tumeurs moins fréquentes.

 

 

Le Service National de Neurochirurgie a pour mission d'assurer la prise en charge neurochirurgicale de ces patients.

Pour cela, un équipement technique et un personnel expert sont disponibles. En principe, tous les types de tumeurs du système nerveux (tête, colonne vertébrale, système nerveux périphérique) peuvent être traités chez les adultes et les enfants.

Toutes les possibilités de neuronavigation, stéréotaxie, microchirurgie, neurooendoscopie, résection sous fluorescence et neuromonitoring sont disponibles.

En outre, il existe la possibilité d'une embolisation préopératoire de tumeurs hautement vascularisées.

Les patients sont discutés de façon interdisciplinaire dans des réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) avec les oncologues, les neuroradiologues et d’autres spécialistes.

La radiothérapie adjuvante est réalisée en collaboration avec le service national de radiothérapie du Centre François Baclesse à Esch-sur-Alzette.

Les traitements radiochirurgicaux avec le CyberKnife sont planifiés et exécutés conjointement par les médecins du service national de neurochirurgie, de neuroradiothérapie et de neuroradiologie.

L'évaluation neuropathologique spécialisée a lieu au LNS. Si nécessaire, des échantillons de tumeurs sont également envoyés dans des centres de référence internationaux (participation à des études multicentriques, etc.).

Les évaluations, y compris mutationnelles et les analyses génétiques, sont effectuées conformément à la classification OMS actuellement en vigueur.

Si nécessaire, les patients sont traités dans des études multicentriques (internationales).

Le suivi neurochirurgical / interdisciplinaire est réalisé selon des lignes directrices valables au niveau international et des recommandations thérapeutiques.

Pour des formes particulières de traitement, telles que le traitement d'induction de chimiothérapie à haute dose, la greffe de moelle osseuse, en particulier en pédiatrie, il existe une collaboration avec des centres de référence francophones et germanophones.

Des thérapies de soutien psychologique oncologiques spéciales sont offertes ainsi que des traitements de soutien tels que l'orthophonie, la physiothérapie et l'ergothérapie.

Les traitements de réadaptation sont réalisés en collaboration avec le Centre National de Réadaptation luxembourgeois, ainsi que des centres de rééducation.

Si possible et avec le consentement des patients, des échantillons de tissus tumoraux et de sang sont également conservés pour des projets de recherches scientifiques.

Les priorités de recherche sont ici des analyses biochimiques et génétiques, en collaboration avec le LNS, le LIH et l'Université du Luxembourg (LCSB).

 

Cancer de l'endomètre

La prise en charge du cancer de l'endomètre au CHL

Le cancer le plus fréquemment rencontré en gynécologie est le cancer de l’endomètre. Les autres cancers sont moins fréquents (col utérin, ovaire et trompes) voire même rares (vulve, vagin et tumeurs du placenta)

Le CHL propose une prise en charge incluant une mise au point, traitement et suivi des différents cancers gynécologiques. Seulement pour la radiothérapie nos patientes bénéficient de la coopération avec le Centre François Baclesse.

 

 

Le parcours pour les patientes atteintes d’une maladie néoplasique est un peu similaire pour toutes les disciplines médicales. Les patientes symptomatiques sont détectées par le médecin de famille ou par nos collègues gynécologues. Après avoir assuré par biopsie qu’une maladie néoplasique est présente, le gynécologue traitant fait le bilan d’extension pour la maladie présente en utilisant l’infrastructure hospitalière du CHL, surtout la radiologie et la médecine nucléaire. Un suivi psychologique est proposé à la patiente et ses proches, dès le premier contact avec eux.

Le dossier complet est alors présenté et discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) pour trouver la meilleure séquence thérapeutique (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie ou hormonothérapie)

En cas d’un traitement chirurgical du cancer de l’endomètre, l’utilisation de la chirurgie mini-invasive est devenue le « golden standard ». Pour le traitement chirurgical du cancer du col, la voie endoscopique est favorisée si possible. Des simulations préopératoires 3D peuvent devenir une aide importante pour la planification du geste chirurgical dans le futur proche.

Pour les cancers de l’ovaire, la laparoscopie a seulement un caractère diagnostique. Pour la chirurgie cyto-réductive, l’abord par laparotomie en incorporant les différentes disciplines nécessaires (gynécologie, chirurgie digestive / urologie) reste d’actualité.

D’autres défis pour l’optimalisation du traitement chirurgical des cancers gynécologiques solides sont en cours de mise en place au CHL : l’utilisation, selon les guidelines internationaux, du concept de ganglion sentinelle pour les cancers de la vulve, du vagin, l’endomètre et du col utérin. Aussi la réalisation de la télé-médicine en anatomo-pathologie pour l’examen ex-temporanné et l’incorporation de la chirurgie robotique restent intéressantes.

Après le traitement initial, le follow–up se fait en multidisciplinarité entre gynécologues, oncologues, internistes et radiothérapeutes.

On ne peut pas trop accentuer l’importance du suivi gynécologique de dépistage. Pour cela, le département de gynécologie a mis en place une consultation spéciale consacrée aux saignements utérins anormaux. Elle permet d’accélérer la mise au point en proposant une échographie experte en même temps qu’une évaluation et éventuel traitement intra-utérin (hystéroscopie interventionnelle ambulatoire). La clinique mono thématique de la ménopause est un autre moyen de détecter une atteinte cancéreuse chez la patiente. Elle aussi a pour but de détecter plus vite les atteintes cancéreuses chez les patientes.

 

Cancer du poumon

Prise en charge du cancer du poumon au CHL

Le cancer du poumon reste fréquent (environ 200 nouveaux cas par an au Luxembourg) et a jusqu'ici un très mauvais pronostic, dû essentiellement au fait que la maladie est longtemps silencieuse et découverte à un stade trop avancé.

Le CHL offre une filière complète de prise en charge du cancer du poumon quel que soit son stade en accord avec les dernières recommandations internationales.

 

 

Le patient est le plus souvent pris en charge initialement par un pneumologue qui va faire le diagnostic de la maladie :

  • Diagnostic positif par le recueil de tissus cancéreux (par biopsies, ponction, voire abord minimal chirurgical) adressé au LNS 
  • Diagnostic d'extension de la maladie (Pet-scan, scanner ou IRM cérébrale, autre en fonction des localisations suspectées) 
  • Bilan pré-thérapeutique avec bilan pneumologique et cardiologique
  • De plus en plus souvent, une analyse moléculaire approfondie (qui est réalisée chez nos patients en routine maintenant) révèle des altérations moléculaires qui peuvent orienter le traitement vers des modalités moins toxiques pour le patient (comprimés, immunothérapie).

Le dossier du patient est toujours discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) avec radiologues, oncologues, chirurgiens thoraciques et pneumologues, où la meilleure attitude thérapeutique (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie ou combinaison de ces différents options) est choisie collégialement. 

Si la chimiothérapie est nécessaire, elle est réalisée en collaboration et dans les locaux du service d'oncologie médicale, mais de plus en plus souvent, cette option thérapeutique n'est plus nécessaire d'emblée et des modalités moins toxiques peuvent être proposées.

Un suivi pluridisciplinaire est indispensable pour assurer la meilleure prise en charge en cas de progression ou de rechute de la maladie. Pendant toute sa prise en charge, il bénéficie de soins de support: kinésithérapie avec revalidation, psychologue, diététicienne, assistante sociale et soins palliatifs.

Nous proposons, en fonction de différents critères, aux patients de 55-75 ans ayant fumé plus de 30 PA (nombre de paquets fumés chaque jour multiplié par le nombre d'années d’intoxication) et un dépistage par Scanner thoracique à faible dose et sans injection pour dépister les stades précoces de cancer pulmonaire. 

Nous organisons aussi la prévention primaire du cancer du poumon par une prise en charge des fumeurs pour les aider à arrêter de fumer, ce qui reste bénéfique à tout âge et quel que soit l'état de santé des patients.

Nous sommes au tournant d'une nouvelle époque où le cancer du poumon, maladie aiguë évoluant en un seul temps avec un pronostic effroyable, évolue vers une maladie chronique faite de périodes de rémissions et de rechutes : la caractérisation minutieuse au niveau des récepteurs des cellules tumorales au LNS est donc essentielle, suivie par une prise en charge médicale pluridisciplinaire.

Elle permet de choisir dans un arsenal de plus en plus complet LA molécule efficace pour une tumeur donnée pour un patient donné à un moment donné et lui donner le pronostic le meilleur possible.

Nous pouvons également dans beaucoup de cas proposer au patient de participer à une étude clinique. En effet, au CHL de nombreuses études cliniques sont ouvertes et donnent accès au patient à de nouvelles molécules non encore disponibles dans le commerce.

 

Le CHL présente son « Kriibszentrum »

 

Dépister, Encadrer, Traiter, Soutenir

La pathologie cancéreuse a pour particularité de se développer dans les différents organes du corps humain. La prise en charge du cancer nécessite donc l'implication à la fois de spécialistes de la pathologie cancéreuse et de spécialistes d'organes. L'activité en cancérologie est donc particulière par sa nécessaire transversalité.

Au Luxembourg, comme dans beaucoup de pays industrialisés, l’incidence des cancers n’a cessé d’augmenter depuis les années 1970 (augmentation et vieillissement de la population, etc.). Au CHL seul, plus de 1300 nouveaux patients ont été pris en charge au sein de la filière de cancérologie en 2017. Parallèlement, les progrès médicaux font que les patients vivent plus longtemps avec leur cancer.

Pour organiser au mieux cette activité en constante augmentation et permettre au patient de bénéficier du parcours de soin le plus performant possible, le CHL a mis en place le « CHL Kriibszentrum ». Structure permettant de réunir les intervenants de toutes les disciplines concernées par le parcours du patient dans sa lutte contre le cancer, elle vise à assurer une prise en charge coordonnée et personnalisée. Dans ce contexte, le CHL a également augmenté le nombre de lits d’hospitalisation dédiés à la cancérologie, renforcé son équipe médicale avec pôles de spécialisation et réaménagé son hôpital de jour chimiothérapie. Le CHL Kriibszentrum a ainsi vocation de devenir un partenaire majeur dans l’un des deux réseaux de compétence prévus par la nouvelle loi hospitalière pour la prise en charge des cancers.

Dr Guy Berchem,  médecin oncologue au sein du CHL Kriibszentrum: « le cancer, c’est pour le patient un parcours : il y a un démarrage, des étapes, des tournants, des pauses. Tout au long de ce parcours, il y a des professionnels, certains du début à la fin, d’autres ponctuellement. Au CHL, tous ces professionnels sont réunis au sein du Kriibszentrum pour assurer une prise en charge transversale et pluridisciplinaire ».


La nouvelle brochure « CHL Kriibszentrum »

La nouvelle brochure « CHL Kriibszentrum » (disponible en PDF ici) fait découvrir au lecteur les différents cancers pris en charge au CHL. Du diagnostic clinique aux traitements proposés et au suivi, la brochure permet de mieux comprendre les principaux éléments qui caractérisent chacune de ces pathologies et la manière dont elles sont  prises en charge par les différents « acteurs » impliqués au sein du Kriibszentrum.


Le CHL Kriibszentrum : Dépister, Encadrer, Traiter, Soutenir

Prise en charge transversale et pluridisciplinaire

S’appuyant sur l’expérience des équipes et les évolutions de la médecine, le «Kriibszentrum» du CHL veut offrir une prise en charge complète de tous les types de cancer, de la prévention, au diagnostic et au traitement. Structure transversale reposant sur des équipes pluridisciplinaires dont tous les acteurs « tournent autour du patient », elle assure à tous les meilleurs soins basés sur une prise en charge coordonnée et un parcours de soin personnalisé.

Ce parcours de soin peut être complété par des thérapies innovantes accessibles grâce à la participation de nos médecins à plusieurs projets de recherche.

Les différents soins de support (suivi nutritionnel, psychologique, préservation de la fertilité des jeunes patientes, etc.) sont par ailleurs intégrés dès le début de la prise en charge des patients, pour  leur proposer un accompagnement personnalisé tout au long de leur parcours.

Dès le début de la maladie, le patient est considéré dans sa globalité, en tenant compte de ses peurs, ses angoisses ses liens familiaux et sociaux. Il est activement impliqué dans les décisions thérapeutiques le concernant.

Patient, acteur de sa santé dans sa lutte contre le cancer.


Les acteurs – Expertises réunies

L’organisation de la prise en charge du cancer au CHL est structurée autour du département d’onco-hématologie en collaboration avec l’ensemble des spécialités d’organes et des spécialités médico-techniques.

La collaboration de tous ces professionnels de la santé et la mise en commun de compétences hautement spécialisées sont en effet essentielles pour garantir à chaque patient une prise en charge multidisciplinaire et coordonnée selon un parcours de soin personnalisé.


Les réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP)

Le diagnostic de cancer étant posé, le choix du traitement est déterminant. Au CHL, les stratégies thérapeutiques sont discutées en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP). Lors de ces réunions, les dossiers de tous les patients sont examinés par différents spécialistes, permettant de multiplier les expertises croisées pour cibler la stratégie la plus adaptée. Cette stratégie peut d’ailleurs ouvrir également la possibilité d'accéder à des innovations diagnostiques, thérapeutiques ou à des essais thérapeutiques.

Ces RCP sont de différents types. Chacune est dédiée aux cancers d’un organe ou d’un groupe d’organes. Lors des « chest meetings » par exemple, tous les cas relatifs à l’oncologie thoracique, et plus particulièrement le cancer du poumon, sont discutés.

Au CHL, chaque RCP comprend au minimum un oncologue, un spécialiste d’organe, un radiothérapeute, un chirurgien et tout autre praticien concerné par la pathologie cancéreuse traitée. Cette composition est adaptée au type de cancer étudié. Ces RCP se tiennent généralement 1 fois par semaine. Cette périodicité est très importante car elle permet de ne pas retarder la mise en place du traitement.


Les Infirmières coordinatrices – la fluidité d’un traitement personnalisé

Afin de permettre à nos patients de bénéficier d’un parcours clinique personnalisé et coordonné en respect de leurs attentes et besoins physiques et psycho-sociaux, le CHL s’est doté, depuis 2012, de plusieurs infirmières coordinatrices spécialisées ou « case managers »

Elles suivent les patients tout au long de leur parcours clinique. « Leurs principales missions sont de coordonner le flux et la prise en charge dès l’annonce du diagnostic et d’accompagner le patient/la famille tout en travaillant en équipe pluridisciplinaire ».


Nouvel Hôpital de Jour Chimiothérapie

Afin de faciliter l’accueil d’un plus grand nombre de patients et pour un meilleur confort de prise en charge, le CHL a réaménagé son Hôpital de Jour Chimiothérapie. L’équipe médicale du service a quant à elle été étoffée de deux médecins oncologues pour faire face à l’augmentation de l’activité.

Installé au 1er étage du CHL Centre, le nouvel Hôpital de Jour Chimiothérapie répond à un double objectif : offrir plus de confort et de confidentialité aux malades et faire face à l'augmentation de l'activité en cancérologie.

Cinq boxes de soins lumineux, équipés de un à quatre fauteuils, ont été créés, offrant dorénavant une capacité d'accueil de 14 places de traitement. On y retrouve des couleurs apaisantes, des plafonds lumineux créant l'illusion d'optique du ciel, des espaces de soins plus intimes, des fauteuils ergonomiques et des télévisions pour un meilleur confort du patient.

Mme Monique Birkel, Directrice des soins au CHL, à propos de cette structure: « dans cette unité, le patient reste en moyenne entre 1h et 3h, en fonction des soins réalisés. Ce mode de fonctionnement permet de dispenser e.a. des cures de chimiothérapie et l’administration des immunothérapies en ambulatoire et de répondre à la demande des malades, qui préfèrent rentrer chez eux. Des actes soignants tels que prises de sang et pansements y sont également réalisés. »


Nouvelles formes de prises en charge

Les guérisons de cancer sont de plus en plus nombreuses grâce aux progrès thérapeutiques et diagnostiques. Ces progrès permettent aussi une amélioration significative de la durée et de la qualité de vie pour une majorité de patients.

A. Zoom sur les immunothérapies: Succès récents et perspectives 

L’immunothérapie cherche à mobiliser le système immunitaire du patient, à l’activer et à le pousser à jouer son rôle de défenseur de l’organisme face à la maladie. La recherche en cancérologie a longtemps voulu utiliser l’immunothérapie comme traitement du cancer, sans succès. Puis, très récemment, les chercheurs ont fait de nouveaux progrès, ont mieux compris comment les cellules tumorales parviennent à bloquer les « alertes » du système immunitaire, et ont commencé à développer les traitements. En quelques années, chercheurs et médecins cancérologues ont réussi à développer de nouvelles thérapies qui font déjà partie de la prise en charge standardisée du cancer et dont l’efficacité, sur certains types de cancer (notamment le cancer du poumon ou le mélanome) a été prouvée.

Les médecins du CHL se sont intéressés très tôt aux possibilités offertes par l’immunothérapie et ont participé depuis une dizaine d’années à plusieurs études sur le mélanome.  Aujourd’hui au CHL, l’immunothérapie se combine avec la chirurgie, la chimiothérapie ou la radiothérapie dans le traitement standard de certains cancers pour renforcer les résultats, voire permettre une guérison complète. Au-delà de cet espoir de guérison totale, l’immunothérapie est moins lourde pour l’organisme, et ses effets secondaires sont moins forts que la chimiothérapie ou la radiothérapie classiques.

B. Zoom Nouveautés en chirurgie

La fluorescence en chirurgie

Il y a vingt ans, les chirurgiens opéraient de manière « ouverte », avec des incisions larges sur le corps de leurs patients. Ils n’avaient de vision que celle à taille réelle de la zone à opérer. En quelques années, les révolutions chirurgicales se sont succédées: la chirurgie non invasive s’est imposée, grâce à laquelle les chirurgiens atteignent leur cible en faisant des incisions minimes, par lesquelles passent une caméra permettant une vue magnifiée de la zone d’intervention, et les instruments chirurgicaux que le spécialiste va utiliser avec une plus grande précision. En chirurgie abdominale et des viscères, cette technique, qui porte le nom de laparoscopie, se complète depuis quelques années d’un procédé appelé la fluorescence, c'est-à-dire de l’utilisation d’une substance fluorescente, qui, injectée au patient, va optimiser le regard du chirurgien. Au CHL, l’équipe chirurgicale utilise le vert d’indocyanine, une substance non allergène, sans contre-indication et inoffensive pour les patients dans plusieurs situations per-opératoires (pendant l’opération). À titre d’exemple :

  • Fluorescence et ganglions sentinelles

Injecté au niveau de la tumeur cancéreuse, le vert d’indocyanine permet de voir les ganglions « de la tumeur », qui ont déjà pu se développer à quelques centimètres. Il est alors possible soit d’enlever ces ganglions, soit de prescrire le traitement le mieux adapté à leur destruction.

  • Fluorescence et cancer «  chirurgie du foie »

De la même façon l’utilisation de la fluorescence permet au chirurgies de mieux cibler des localisations tumorales localisées dans les foie (métastases d’un cancer du gros intestin par exemple) et de mieux les traiter tout en réalisant des gestes de chirurgie moins agressifs.


Protocoles de recherche en cours au CHL

Le CHL s’est traditionnellement impliqué dans la recherche sur le cancer. Comme pour le traitement et le suivi clinique du cancer, la recherche est souvent multidisciplinaire, impliquant plusieurs spécialités médicales et des approches différentes d’un même problème. A ce jour, les médecins du CHL participent :

  • à des projets de recherche fondamentale, soit par leur contribution à des collections d’échantillons de tumeurs cancéreuses, soit par leur participation aux travaux de recherche fondamentale menés au sein d’institutions partenaires comme le LIH ou le LCSB,
  • à des projets de recherche clinique, c'est-à-dire concernant des médicaments et des traitements expérimentaux.

Dépister, Encadrer, Traiter, Soutenir

Le CHL présente son « Kriibszentrum »

 

Dépister, Encadrer, Traiter, Soutenir

La pathologie cancéreuse a pour particularité de se développer dans les différents organes du corps humain. La prise en charge du cancer nécessite donc l'implication à la fois de spécialistes de la pathologie cancéreuse et de spécialistes d'organes. L'activité en cancérologie est donc particulière par sa nécessaire transversalité.

Au Luxembourg, comme dans beaucoup de pays industrialisés, l’incidence des cancers n’a cessé d’augmenter depuis les années 1970 (augmentation et vieillissement de la population, etc.). Au CHL seul, plus de 1300 nouveaux patients ont été pris en charge au sein de la filière de cancérologie en 2017. Parallèlement, les progrès médicaux font que les patients vivent plus longtemps avec leur cancer.

Pour organiser au mieux cette activité en constante augmentation et permettre au patient de bénéficier du parcours de soin le plus performant possible, le CHL a mis en place le « CHL Kriibszentrum ». Structure permettant de réunir les intervenants de toutes les disciplines concernées par le parcours du patient dans sa lutte contre le cancer, elle vise à assurer une prise en charge coordonnée et personnalisée. Dans ce contexte, le CHL a également augmenté le nombre de lits d’hospitalisation dédiés à la cancérologie, renforcé son équipe médicale avec pôles de spécialisation et réaménagé son hôpital de jour chimiothérapie. Le CHL Kriibszentrum a ainsi vocation de devenir un partenaire majeur dans l’un des deux réseaux de compétence prévus par la nouvelle loi hospitalière pour la prise en charge des cancers.

Dr Guy Berchem,  médecin oncologue au sein du CHL Kriibszentrum: « le cancer, c’est pour le patient un parcours : il y a un démarrage, des étapes, des tournants, des pauses. Tout au long de ce parcours, il y a des professionnels, certains du début à la fin, d’autres ponctuellement. Au CHL, tous ces professionnels sont réunis au sein du Kriibszentrum pour assurer une prise en charge transversale et pluridisciplinaire ».


La nouvelle brochure « CHL Kriibszentrum »

La nouvelle brochure « CHL Kriibszentrum » (disponible en PDF ici) fait découvrir au lecteur les différents cancers pris en charge au CHL. Du diagnostic clinique aux traitements proposés et au suivi, la brochure permet de mieux comprendre les principaux éléments qui caractérisent chacune de ces pathologies et la manière dont elles sont  prises en charge par les différents « acteurs » impliqués au sein du Kriibszentrum.


Le CHL Kriibszentrum : Dépister, Encadrer, Traiter, Soutenir

Prise en charge transversale et pluridisciplinaire

S’appuyant sur l’expérience des équipes et les évolutions de la médecine, le «Kriibszentrum» du CHL veut offrir une prise en charge complète de tous les types de cancer, de la prévention, au diagnostic et au traitement. Structure transversale reposant sur des équipes pluridisciplinaires dont tous les acteurs « tournent autour du patient », elle assure à tous les meilleurs soins basés sur une prise en charge coordonnée et un parcours de soin personnalisé.

Ce parcours de soin peut être complété par des thérapies innovantes accessibles grâce à la participation de nos médecins à plusieurs projets de recherche.

Les différents soins de support (suivi nutritionnel, psychologique, préservation de la fertilité des jeunes patientes, etc.) sont par ailleurs intégrés dès le début de la prise en charge des patients, pour  leur proposer un accompagnement personnalisé tout au long de leur parcours.

Dès le début de la maladie, le patient est considéré dans sa globalité, en tenant compte de ses peurs, ses angoisses ses liens familiaux et sociaux. Il est activement impliqué dans les décisions thérapeutiques le concernant.

Patient, acteur de sa santé dans sa lutte contre le cancer.


Les acteurs – Expertises réunies

L’organisation de la prise en charge du cancer au CHL est structurée autour du département d’onco-hématologie en collaboration avec l’ensemble des spécialités d’organes et des spécialités médico-techniques.

La collaboration de tous ces professionnels de la santé et la mise en commun de compétences hautement spécialisées sont en effet essentielles pour garantir à chaque patient une prise en charge multidisciplinaire et coordonnée selon un parcours de soin personnalisé.


Les réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP)

Le diagnostic de cancer étant posé, le choix du traitement est déterminant. Au CHL, les stratégies thérapeutiques sont discutées en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP). Lors de ces réunions, les dossiers de tous les patients sont examinés par différents spécialistes, permettant de multiplier les expertises croisées pour cibler la stratégie la plus adaptée. Cette stratégie peut d’ailleurs ouvrir également la possibilité d'accéder à des innovations diagnostiques, thérapeutiques ou à des essais thérapeutiques.

Ces RCP sont de différents types. Chacune est dédiée aux cancers d’un organe ou d’un groupe d’organes. Lors des « chest meetings » par exemple, tous les cas relatifs à l’oncologie thoracique, et plus particulièrement le cancer du poumon, sont discutés.

Au CHL, chaque RCP comprend au minimum un oncologue, un spécialiste d’organe, un radiothérapeute, un chirurgien et tout autre praticien concerné par la pathologie cancéreuse traitée. Cette composition est adaptée au type de cancer étudié. Ces RCP se tiennent généralement 1 fois par semaine. Cette périodicité est très importante car elle permet de ne pas retarder la mise en place du traitement.


Les Infirmières coordinatrices – la fluidité d’un traitement personnalisé

Afin de permettre à nos patients de bénéficier d’un parcours clinique personnalisé et coordonné en respect de leurs attentes et besoins physiques et psycho-sociaux, le CHL s’est doté, depuis 2012, de plusieurs infirmières coordinatrices spécialisées ou « case managers »

Elles suivent les patients tout au long de leur parcours clinique. « Leurs principales missions sont de coordonner le flux et la prise en charge dès l’annonce du diagnostic et d’accompagner le patient/la famille tout en travaillant en équipe pluridisciplinaire ».


Nouvel Hôpital de Jour Chimiothérapie

Afin de faciliter l’accueil d’un plus grand nombre de patients et pour un meilleur confort de prise en charge, le CHL a réaménagé son Hôpital de Jour Chimiothérapie. L’équipe médicale du service a quant à elle été étoffée de deux médecins oncologues pour faire face à l’augmentation de l’activité.

Installé au 1er étage du CHL Centre, le nouvel Hôpital de Jour Chimiothérapie répond à un double objectif : offrir plus de confort et de confidentialité aux malades et faire face à l'augmentation de l'activité en cancérologie.

Cinq boxes de soins lumineux, équipés de un à quatre fauteuils, ont été créés, offrant dorénavant une capacité d'accueil de 14 places de traitement. On y retrouve des couleurs apaisantes, des plafonds lumineux créant l'illusion d'optique du ciel, des espaces de soins plus intimes, des fauteuils ergonomiques et des télévisions pour un meilleur confort du patient.

Mme Monique Birkel, Directrice des soins au CHL, à propos de cette structure: « dans cette unité, le patient reste en moyenne entre 1h et 3h, en fonction des soins réalisés. Ce mode de fonctionnement permet de dispenser e.a. des cures de chimiothérapie et l’administration des immunothérapies en ambulatoire et de répondre à la demande des malades, qui préfèrent rentrer chez eux. Des actes soignants tels que prises de sang et pansements y sont également réalisés. »


Nouvelles formes de prises en charge

Les guérisons de cancer sont de plus en plus nombreuses grâce aux progrès thérapeutiques et diagnostiques. Ces progrès permettent aussi une amélioration significative de la durée et de la qualité de vie pour une majorité de patients.

A. Zoom sur les immunothérapies: Succès récents et perspectives 

L’immunothérapie cherche à mobiliser le système immunitaire du patient, à l’activer et à le pousser à jouer son rôle de défenseur de l’organisme face à la maladie. La recherche en cancérologie a longtemps voulu utiliser l’immunothérapie comme traitement du cancer, sans succès. Puis, très récemment, les chercheurs ont fait de nouveaux progrès, ont mieux compris comment les cellules tumorales parviennent à bloquer les « alertes » du système immunitaire, et ont commencé à développer les traitements. En quelques années, chercheurs et médecins cancérologues ont réussi à développer de nouvelles thérapies qui font déjà partie de la prise en charge standardisée du cancer et dont l’efficacité, sur certains types de cancer (notamment le cancer du poumon ou le mélanome) a été prouvée.

Les médecins du CHL se sont intéressés très tôt aux possibilités offertes par l’immunothérapie et ont participé depuis une dizaine d’années à plusieurs études sur le mélanome.  Aujourd’hui au CHL, l’immunothérapie se combine avec la chirurgie, la chimiothérapie ou la radiothérapie dans le traitement standard de certains cancers pour renforcer les résultats, voire permettre une guérison complète. Au-delà de cet espoir de guérison totale, l’immunothérapie est moins lourde pour l’organisme, et ses effets secondaires sont moins forts que la chimiothérapie ou la radiothérapie classiques.

B. Zoom Nouveautés en chirurgie

La fluorescence en chirurgie

Il y a vingt ans, les chirurgiens opéraient de manière « ouverte », avec des incisions larges sur le corps de leurs patients. Ils n’avaient de vision que celle à taille réelle de la zone à opérer. En quelques années, les révolutions chirurgicales se sont succédées: la chirurgie non invasive s’est imposée, grâce à laquelle les chirurgiens atteignent leur cible en faisant des incisions minimes, par lesquelles passent une caméra permettant une vue magnifiée de la zone d’intervention, et les instruments chirurgicaux que le spécialiste va utiliser avec une plus grande précision. En chirurgie abdominale et des viscères, cette technique, qui porte le nom de laparoscopie, se complète depuis quelques années d’un procédé appelé la fluorescence, c'est-à-dire de l’utilisation d’une substance fluorescente, qui, injectée au patient, va optimiser le regard du chirurgien. Au CHL, l’équipe chirurgicale utilise le vert d’indocyanine, une substance non allergène, sans contre-indication et inoffensive pour les patients dans plusieurs situations per-opératoires (pendant l’opération). À titre d’exemple :

  • Fluorescence et ganglions sentinelles

Injecté au niveau de la tumeur cancéreuse, le vert d’indocyanine permet de voir les ganglions « de la tumeur », qui ont déjà pu se développer à quelques centimètres. Il est alors possible soit d’enlever ces ganglions, soit de prescrire le traitement le mieux adapté à leur destruction.

  • Fluorescence et cancer «  chirurgie du foie »

De la même façon l’utilisation de la fluorescence permet au chirurgies de mieux cibler des localisations tumorales localisées dans les foie (métastases d’un cancer du gros intestin par exemple) et de mieux les traiter tout en réalisant des gestes de chirurgie moins agressifs.


Protocoles de recherche en cours au CHL

Le CHL s’est traditionnellement impliqué dans la recherche sur le cancer. Comme pour le traitement et le suivi clinique du cancer, la recherche est souvent multidisciplinaire, impliquant plusieurs spécialités médicales et des approches différentes d’un même problème. A ce jour, les médecins du CHL participent :

  • à des projets de recherche fondamentale, soit par leur contribution à des collections d’échantillons de tumeurs cancéreuses, soit par leur participation aux travaux de recherche fondamentale menés au sein d’institutions partenaires comme le LIH ou le LCSB,
  • à des projets de recherche clinique, c'est-à-dire concernant des médicaments et des traitements expérimentaux.

Dépister, Encadrer, Traiter, Soutenir

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