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L'ergo-spirométrie (épreuve d'effort sur vélo)

L'ergo-spirométrie (épreuve d'effort sur vélo)

Qu'est-ce que l'ergo-spirométrie ? 

L'ergospirométrie sert à mesurer tout au long de l'exercice sur vélo, la réponse de votre système respiratoire et cardiovasculaire. Il permet ainsi d'évaluer votre tolérance à l'effort et de mieux comprendre les causes d’une éventuelle diminution de votre capacité d'effort ou d'un manque de souffle que vous pouvez percevoir lors d'un exercice physique. 

Pendant ce test sont analysés : 

  • des paramètres cardiaques et respiratoires
  • des paramètres biologiques 

Une épreuve fonctionnelle respiratoire peut être réalisée avant et /ou après le test. 

Une gazométrie sera réalisée avant le test (pose d'une crème chauffante sur le lobe de l'oreille, attente de 10 minutes, prélèvement de quelques gouttes de sang : non douloureux). 

L'examen dure environ 45 minutes : gazométrie + vélo + test respiratoire (avant et/ou après). 

Recommandations : 

  • Prévoyez une tenue vestimentaire et des chaussures adaptées à l'exercice (jogging, tee-shirt, chaussures plates).
  • Il est inutile d'être à jeun.
  • Prenez votre traitement habituel et détaillez-le au médecin.
  • Signalez vos antécédents médicaux et chirurgicaux.
  • Signalez toute information pertinente. 

Déroulement de l'examen 

  • Vous vous installez sur le vélo qui est réglé à votre hauteur.
  • Des électrodes (thorax et dos) sont placées pour enregistrer l'électrocardiogramme.
  • Un brassard est mis autour de votre bras pour mesurer la tension artérielle.
  • Un clip est positionné sur le lobe de l'oreille pour surveiller votre saturation en oxygène puis on vous applique une pommade chauffante sur le lobe de l'autre oreille pour la réalisation de prélèvements sanguins pendant l'effort (gazométrie).
  • Un masque vous est mis sur le visage (muni d'un capteur). Vous allez respirer au travers de ce masque.
  • Le médecin est présent au cours de l'examen, il vous explique le déroulement du test et surveille l'ensemble des paramètres mesurés.

Le test peut démarrer : 

  • Vous pédalez pour une durée totale entre 5 et 10 minutes à une vitesse constante contre une résistance qui va augmenter progressivement.
  • Il faut garder un rythme constant et afin de vous aider, l'équipe présente vous encourage pendant la durée du test.
  • Vous pédalez en suivant les consignes données par le médecin. L'effort va augmenter mais le médecin va vous dire de ne pas arrêter.
  • Si toutefois, l'effort est vraiment trop difficile, prévenez le médecin, qui voudra connaître la raison : difficulté pour respirer, douleur dans la poitrine, faiblesses dans les jambes, vertiges... Il adaptera et arrêtera le test si nécessaire. 

Risques et précautions 

L’épreuve d’effort peut entrainer des complications pouvant nécessiter une hospitalisation, comme un trouble du rythme cardiaque, une douleur prolongée dans la poitrine, un accident cardiovasculaire ou une insuffisance cardiaque, mais elles restent rares (moins de 6 / 10 000 examens). Le risque de décès est exceptionnel (moins de 0,3 / 10 000). 

Les médecins qui vous proposent et réalisent l’examen connaissent ces risques et les ont évalués compte tenu des bénéfices attendus (diagnostic de votre maladie et possibilités de traitements). Ils vous ont donc donnés des informations adaptées à votre cas particulier et ne vous proposent ce test seulement parce que les risques sont bien inférieurs aux bénéfices. 

Vous conservez, bien sûr, la possibilité d’interrompre le test à tout instant si vous le souhaitez mais cela peut rendre difficile l'interprétation des résultats. 

Tous les moyens sont prévus pour assurer votre sécurité. La salle d’épreuve d’effort est équipée d’un matériel de réanimation et le personnel surveillant est formé à la gestion des éventuelles complications. 

Quelles sont les alternatives possibles ? 

Il n’existe pas vraiment d’équivalent à l’épreuve d’effort qui sollicite vos systèmes respiratoire, cardiovasculaire et musculaires. Elle permet d’avoir une information sur l’adaptation de tout votre organisme à un effort réel, comme dans votre vie personnelle. 

En cas de refus de réalisation de l’examen de votre part, votre médecin pourra éventuellement vous proposer un autre examen en fonction de votre cas particulier. 

 

 

Réf. : Flyer Ergospirométrie Mai 2025
Services associés
Ablation de fibrillation atriale

Ablation de fibrillation atriale

Vous souffrez d’un trouble du rythme cardiaque appelé fibrillation atriale (FA)

La FA est provoquée par la présence de multiples circuits électriques dans les oreillettes qui entrainent des battements cardiaques très rapides et peuvent être responsable de symptômes gênants et de complications dont la plus dangereuse est l’accident vasculaire cérébral. 

Plusieurs formes de FA existent, et si votre cardiologue vous adresse pour une procédure d’ablation, vous souffrez soit :

  • d’une FA paroxystique : épisodes s’arrêtant spontanément ou sous traitement antiarythmique de fond et ne nécessitant pas d’intervention complémentaire, épisodes en général brefs, durant moins de 48 heures.
  • d’une FA persistante : épisodes longs, en général de plus de 7 jours, nécessitant une intervention de la part des médecins pour arrêter l’épisode (soit une injection d’un médicament antiarythmique, soit une modification du traitement antiarythmique de fond, soit un choc électrique externe).

POURQUOI VOUS PROPOSE-T-ON UNE ABLATION DE FIBRILLATION ATRIALE ?

Les médicaments ne sont efficaces que dans environ 50% des cas pour maintenir le cœur en rythme normal.
L’ablation de fibrillation atriale peut actuellement être proposée en première intention, même avant l’essai de tout traitement médicamenteux en raison de son efficacité supérieure au traitement médicamenteux. Elle peut également être proposée en cas de traitement médicamenteux inefficace ou non souhaité par le patient ou en cas d’effets secondaires sous ce traitement médical. Elle peut dans certains cas également être proposée en alternative à l’implantation d’un stimulateur cardiaque.

QUELLES SONT LES TECHNIQUES UTILISÉES ?

  • L'ablation de la FA signifie que vont être réalisées des lésions (« points de brûlure » en cas d’ablation par radiofréquence ou par technique d’électroporation ou lésions par congélation en cas de cryoablation) dans l'oreillette gauche (et parfois dans l’oreillette droite) du cœur sur des zones préalablement repérées comme étant déterminantes dans le déclenchement de votre FA, principalement autour des veines pulmonaires (en cas de FA paroxystique) mais parfois aussi au niveau d’autres zones des oreillettes droite et gauche (en cas de FA persistante).
  • L’ablation de ces zones est réalisée par la délivrance d’énergie par un cathéter (câble électrique isolé, qui délivre à son extrémité l’énergie et crée les lésions) ou par d’autres systèmes (ballon de cryoablation, cathéter d’électroporation) introduit à l’intérieur de l’oreillette gauche par ponction d’une veine au niveau de l’aine. Ce cathéter est dirigé par le médecin, sous contrôle radiologique et/ou à l'aide d’un système de guidage informatique de cartographie. Deux énergies sont actuellement utilisées dans notre institution pour l’ablation de ces zones : les courants de radiofréquence générant une température élevée ou la cryothérapie qui utilise les effets du froid. Le choix de l’énergie utilisée se fait en fonction du type de la FA mais également en fonction de l’anatomie de votre cœur (déterminée avant la procédure par une technique d’imagerie cardiaque, soit une IRM cardiaque ou un scanner cardiaque).
  • Outre le cathéter destiné à détruire les zones malades, d’autres cathéters sont généralement utilisés afin de localiser très précisément la région cible ou de stimuler le cœur au niveau de l’oreillette ou du ventricule. L’accès à l’oreillette gauche indispensable pour ce traitement nécessite une perforation à l’aiguille de la cloison entre les deux oreillettes (appelée ponction transseptale).

AVANT L'ABLATION

Deux examens peuvent être effectués selon les cas : 

  • Une IRM cardiaque (ou un scanner cardiaque en cas de contre-indication à la réalisation d’une IRM) pour analyser l'anatomie de votre cœur notamment de votre oreillette gauche. Ces 2 examens sont optionnels et demandés au cas par cas. 
  • Une échographie cardiaque transoesophagienne pour s’assurer de l’absence de caillot dans le cœur, effectuée le plus souvent en début de la procédure, après début de l’anesthésie générale. Exceptionnellement, en cas de diagnostic d’un thrombus au niveau des oreillettes par l’échographie transoesophagienne, la procédure ne pourra pas être réalisée.

Le traitement médicamenteux sera adapté, notamment le traitement anticoagulant (des instructions et des ordonnances quant à la gestion du traitement anticoagulant vous seront adressées avec la convocation pour l’examen).

Une consultation d’anesthésie sera effectuée au minimum 48h avant de manière systématique et indispensable en cas d’anesthésie générale programmée.

RÉALISATION D’UNE ABLATION DE FIBRILLATION ATRIALE

  • La durée de l'hospitalisation est de 1 jour en moyenne.
  • La procédure, elle-même, dure entre 1 et 3 heures.
  • Il est nécessaire d’être à jeun, allongé sur une table de radiologie, située dans une salle spécialement équipée ou salle de cathétérisme; les cathéters sont mis en place par ponction veineuse principalement au niveau de l’aine, le plus souvent sous contrôle échographique ce qui permet d’amener les cathéters dans les cavités droites du cœur. Une ponction artérielle au niveau de l’aine (artère fémorale) ou au niveau du poignet (artère radiale) peut également être réalisée. Une ponction du septum (paroi qui sépare l’oreillette droite de la gauche appelée ponction transseptale) est effectuée pour mettre en place les cathéters dans l’oreillette gauche.
  • L’application de l’énergie lorsque la procédure est réalisée sous anesthésie locale peut induire une sensation de brûlure thoracique que l’on atténue avec l’anesthésie, un traitement antidouleur et/ou une adaptation de la puissance de l’énergie délivrée. La grande majorité des procédures sont actuellement réalisées sous anesthésie générale.
  • Des prises de sang sont réalisées de manière répétées pendant la procédure, afin de vérifier la fluidité du sang sous traitement anticoagulant.
  • En cas de cryoablation, il peut survenir une sensation de mal de tête pendant l’application du froid. Pendant l’inflation du ballonnet au niveau des veines pulmonaires droites, on induit également un hoquet par stimulation du nerf qui contracte le diaphragme (nerf phrénique). Cela est réalisé pour vérifier que le froid n’est pas transmis à ce nerf, ce qui en entrainerait un défaut transitoire de contraction du diaphragme.
  • Des épreuves de stimulation cardiaque (accélération volontaire du rythme par les cathéters en place) peuvent être réalisées pour évaluer le résultat et guider la poursuite de la procédure ; un choc électrique sous anesthésie générale peut être réalisé si nécessaire.
  • Des nausées peuvent survenir après la procédure en raison des médicaments injectés pendant le geste opératoire.
  • Afin d’éviter un saignement local après la procédure, une compression est réalisée au niveau des points de ponction : il faut rester allongé, en évitant de plier la jambe pendant plusieurs heures voire jusqu’au lendemain. Des dispositifs de fermeture ou de compression artérielle ou veineuse peuvent être mis en place. Un point de suture au niveau du point de ponction fémoral peut également être mis en place pendant 24 heures.

LES SUITES D'UNE ABLATION DE FA

  • Le traitement anticoagulant sera poursuivi après l’ablation, la plupart du temps par la reprise de votre traitement anticoagulant oral le soir même.
  • Une échographie cardiaque de contrôle sera pratiquée avant la sortie. 
  • Le rythme pourra être irrégulier au cours des premiers mois, ce qui ne signifie pas que l’intervention a échoué.
  • Le traitement anti-arythmique sera souvent poursuivi pour une durée variable. Il faudra continuer le traitement anticoagulant pour une durée minimale de deux à trois mois. L’indication de la poursuite de celui-ci sera réévalué par votre cardiologue traitant pendant une période adaptée à votre cas.
  • En cas de récidive, après 3 à 6 mois, il est parfois nécessaire de faire une nouvelle procédure d’ablation.

LES RISQUES D'UNE ABLATION DE FA

Parmi les complications recensées par les enquêtes réalisées auprès de nombreux centres français, européens et nord américains, la plupart sont bénignes et certaines, plus rares, sont sévères :

  • Risque de décès (< 0,1 – 0,4 %).
  • Epanchements péricardiques (saignement dans l’enveloppe qui entoure le coeur) qui doivent parfois être évacués en urgence (tamponnade) par voie percutanée ou chirurgicale (0,2 – 5 %); péricardite aiguë (réaction inflammatoire dans les suites de l’ablation) (0-50 %).
  • Complications thoraciques (pneumothorax, hémothorax); exceptionnelles.
  • Accidents thrombo-emboliques par formation de caillots sanguins qui peuvent migrer dans la circulation et entrainer notamment un accident vasculaire cérébral (0-2%).
  • Hématome ou thrombose (caillot) au point de ponction (0,2-1,5 %).
  • Lésions des vaisseaux par lesquels les sondes sont introduites, pouvant nécessiter un traitement chirurgical (faux anévrisme, fistule artério-veineuse) (0,2-1,5 %).
  • Douleurs thoraciques transitoires.
  • Paralysie du diaphragme (transitoire dans la majorité des cas), paralysie phrénique permanente (0 % - 0,4 %).
  • Troubles du rythme cardiaque pouvant nécessiter un choc électrique.
  • Atteinte d’une artère coronaire (< 0,1 %) ou d’une valve cardiaque (< 0,1 %).
  • Création d’une communication entre oreillette et oesophage (0,02 – 0,11 %).
  • Rétrécissement ou occlusion de veines pulmonaires (< 1 %).
  • Stiff left atrial syndrome (< 1,5 %).
  • Embolie gazeuse (< 1%).
  • Hypomotilité gastrique (0 – 17 %).
  • Les complications les plus sévères à type de paralysie phrénique, communication entre l’oreillette et l’œsophage (fystule atrio-oesophagienne), sténose des veines pulmonaires, ainsi que d’autres complications ci-dessus ne sont à ce jour pas décrites avec la technique d’électroporation, raison pour laquelle cette technique vous sera très souvent proposée en première intention en cas de fibrillation atriale paroxystique.


Toutes les précautions sont prises avant, pendant et après l’intervention pour limiter au maximum ces risques (ponction des vaisseaux sous échographie, ponction entre l’oreillette droite et gauche guidée par échographie transoesophagienne).

BÉNÉFICES D'UNE ABLATION DE FA

La suppression des zones de conduction qui sont à l’origine de la FA permet d’en prévenir la récidive. Dans les indications habituelles, l’ablation de FA est efficace dans la majorité des cas (taux de succès de 70- 80 % pour les formes paroxystiques), une seconde voire une troisième procédure pouvant être nécessaire pour obtenir le résultat souhaité :
 

  • Elle entraîne la disparition complète ou la réduction significative des symptômes.
  • Elle permet de réduire voire de supprimer certains traitements médicamenteux qui pouvaient être mal tolérés ou insuffisamment efficaces. Les traitements anticoagulants seront poursuivis en fonction de votre cas particulier.
     

Les reprises d’activités professionnelle, sportive ou de la vie quotidienne vous seront expliquées de façon adaptée à votre situation personnelle par le médecin et son équipe.

CONSIGNES AU RETOUR À DOMICILE

  • Surveiller le point de ponction.
  • Ne pas prendre de bain pendant 3 jours.
  • Éviter de porter des charges lourdes.
  • Pour certains types d’ablation (par radiofréquence), des consignes spécifiques vous seront remises (prévention fistule atrio-oesophagienne).
  • Informer le médecin en cas de saignements au(x) point(s) de ponction, de difficultés à respirer ou de douleurs thoraciques.

 

 

Réf. : Flyer A3 Ablation de fibrillation atriale Nov 2024


 

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Étude pilote sur le dépistage de l'hypercholestérolémie

Étude pilote sur le dépistage de l'hypercholestérolémie

Les maladies cardiovasculaires 

Les maladies cardiovasculaires sont la cause principale de décès au Luxembourg. L’une des causes possibles de ces maladies est l’hypercholestérolémie (taux élevé de cholestérol dans le sang). Elle reste souvent longtemps non détectée et donc non traitée. Le premier symptôme est souvent une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral. 

L'hypercholestérolémie familiale

L’hypercholestérolémie familiale (FH) touche 1 personne sur 250 et est une maladie héréditaire (les enfants d’une personne atteinte de FH ont un risque de 50% d’être atteints). 9 patients sur 10 ne savent pas qu’ils sont atteints d’une FH.

La détection et le traitement précoces peuvent sauver des vies !

L’hypercholesterolémie peut être diagnostiquée à travers une analyse de quelques gouttes de sang.

Nous avons développé une étude pour voir si nous pouvons identifier les personnes souffrant d’hypercholestérolémie familiale et sont donc à risque accru de maladies cardiovasculaires.

L’idée est d’offrir une analyse du bilan lipidique à tous les enfants scolarisés dans les écoles primaires au Luxembourg. Nous allons commencer par les écoles primaires de la Ville de Luxembourg.

En collaboration avec la médecine scolaire de la Ville de Luxembourg, ce dépistage sera offert lors de l’examen médical scolaire et il sera effectué par une équipe de recherche du DECCP (endocrinologie et diabétologie pédiatrique au CHL).


 

Cette étude est soutenue par

Cette étude est financée par

Cette étude est coordonnée par

Dr Marianne Becker :

Dr Carine de Beaufort :

Secrétariat :

  •    ( +352 ) 4411 3173
La fresque: un outil original d'éducation aux facteurs de risque cardiovasculaire

La fresque: un outil original d'éducation aux facteurs de risque cardiovasculaire

La prévention des maladies cardiovasculaires est devenue, au cours de la dernière décennie, un enjeu majeur de santé publique. La prise en considération précoce des facteurs de risque permet de réduire les maladies cardiovasculaires et les complications graves à plus ou moins long terme.

Le CHL propose une prise en charge globale pour dépister, suivre et accompagner au mieux les patients à risque cardiovasculaire. Cet accompagnement comporte un large programme d’éducation. Basé sur une « approche motivationnelle », ce programme incite le patient à investir ses propres ressources pour travailler sur ses risques et prévenir l’apparition ou retarder la récidive d’incidents cardiovasculaires. 

Dans ce contexte et en collaboration avec d’autres spécialités du CHL, le service de cardiologie a récemment développé, grâce à un partenariat avec les Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG), un décor mural interactif original : la fresque CHL, composée d’une série de panneaux dont un à échelles mobilisables. Affichée à plusieurs endroits de l’hôpital, cette fresque vise à sensibiliser les patients aux différents risques cardiovasculaires dits « modifiables », à savoir :

  • le cholestérol,
  • le diabète,
  • la sédentarité,
  • le stress,
  • le tabagisme,
  • le surpoids,
  • la tension artérielle. 

Cet outil met l’emphase sur les facteurs protecteurs et encourage l’adoption d’un mode de vie sain. De petits gestes, simples et efficaces sont conseillés au patient, le motivant à devenir acteur de sa santé et à gérer ses propres risques. Une cible mesurable à atteindre est proposée pour chaque domaine. Les bénéfices auxquels le patient peut s’attendre en prenant le contrôle sur ses facteurs de risque sont mis en évidence. 

Au CHL, la fresque est utilisée dans un contexte de prévention primaire (limitation de l’incidence des maladies cardiovasculaires par une action au niveau des causes et facteurs de risque), mais également de prévention secondaire (aider le patient à acquérir et à maintenir les ressources pour gérer sa maladie et prévenir une récidive d’incident cardiovasculaire). La prévention cardiovasculaire secondaire peut être initiée pendant le séjour à l’hôpital, ou en ambulatoire après la sortie du patient. 

En ambulatoire, l’utilisation de la fresque fait partie intégrante des consultations de diabétologie et de cardiologie. Le soignant responsable de la consultation accompagne le patient devant la fresque et l’aide à identifier ses facteurs de risque, à les évaluer et à les hiérarchiser. La hiérarchisation est le point de départ qui permet l’élaboration d’une stratégie de changement basée sur les priorités du patient. Cette évaluation initiale est régulièrement revue afin d’observer la progression du patient quant à la connaissance de sa pathologie et la maîtrise de ses facteurs de risque.

 

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