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Endoscopies basse et haute

Endoscopies basse et haute

CONSIGNES APRÈS UNE ENDOSCOPIE BASSE 

Vous venez de réaliser une endoscopie basse

  • Quand pouvez-vous manger et boire ?

Dès la sortie du service d’endoscopie, vous pouvez boire et manger normalement.

  • Que puis-je ressentir dans les heures qui suivent l’examen ?

Vous pouvez ressentir des ballonnements qui s’estomperont au fil de la journée

 

Sédation administrée (médicament relaxant) 

Cette médication a un effet sur votre concentration et votre coordination.

Attention, si vous avez reçu une sédation ! 

Pendant 24 heures :

  • Vous n’êtes pas autorisé à conduire votre véhicule personnel
  • Vous devez faire attention à ne pas pratiquer d’activités à risque de
    blessures ou de chutes
  • Vous ne devez pas prendre de décisions importantes

     

En cas d'ablation de polypes durant l’examen 

Surveillance suite à l'ablation de polypes : 

  • La présence d’une petite quantité de sang dans les selles est possible dans les heures à venir.
  • Evitez les efforts physiques comme porter des charges lourdes, faire du sport ...
  • Cas exceptionnel : si vous remarquez que le saignement continue ou augmente, il est nécessaire de nous contacter très rapidement.

 

Si vous preniez des médicaments anticoagulants avant l’examen, vous pourrez les reprendre à partir d'un moment déterminé. Discutez-en avec votre médecin. 

 


CONSIGNES APRÈS UNE ENDOSCOPIE HAUTE

Vous venez de réaliser une endoscopie haute

  • Quand pouvez-vous manger et boire ?

L'information vous sera transmise par le personnel soignant.  

Avant de manger, vous devez effectuer un test en prenant une gorgée d’eau, afin de vous assurez que vous avez retrouvé toute la sensibilité au niveau de la gorge. 

En cas de fausse route, vous devrez attendre 10 minutes puis refaire le test. Si le test ne déclenche pas de toux, vous pouvez manger et boire normalement.

  • Que puis-je ressentir dans les heures qui suivent l’examen ?

Vous pouvez ressentir des ballonnements qui s’estomperont au fil de la journée.

 

Sédation administrée (médicament relaxant) 

Cette médication a un effet sur votre concentration et votre coordination.
Attention, si vous avez reçu une sédation ! 

Pendant 24 heures :

  • Vous n’êtes pas autorisé à conduire votre véhicule personnel
  • Vous devez faire attention à ne pas pratiquer d’activités à risque de
    blessures ou de chutes
  • Vous ne devez pas prendre de décisions importantes

 

Si vous preniez des médicaments anticoagulants avant l’examen, vous pourrez les reprendre à partir d'un moment déterminé. Discutez-en avec votre médecin. 

 

Cas exceptionnel : 

Si vous remarquez dans les jours suivants une présence anormale de sang (vomissements de sang, selles rouges et/ou noires), vous devez consulter rapidement !

 

 

 

Réf. : 
  • A5 R3 Infos sortie endoscopie basse Nov 2024 R3 : 1063084 V11/2024
  • A5 R3 Infos sortie endoscopie haute Nov 2024 R3 : 1063083 V11/2024

     

 


 

 

 

Services associés
Cancer du système digestif

Cancer du système digestif

Prise en charge du cancer du système digestif au CHL

Les cancers du système digestif (œsophage, estomac, intestin, pancréas, foie) sont fréquents et concernent 423 nouveaux cas au Luxembourg en 2013, soit 20 % de tous les  cancers (rapport annuel 2013 du registre morphologique des tumeurs).

Deux tiers de ces cancers  touchent  le gros intestin (côlon et rectum) justifiant de par leur nombre un « Daarmkriibszenter ».

 

 

Le cancer du côlon est longtemps cliniquement silencieux et ne cause pas de plaintes. Devenu symptomatique (saignement, troubles du transit intestinal, etc.) le cancer colique se trouve  généralement à un stade avancé avec des chances de guérison réduites. Ainsi a côté de la chirurgie, des traitements complémentaires sont nécessaires pour offrir les meilleures chances de guérison. 

Pour chaque patient, le traitement optimal est ainsi défini par une équipe de concertation pluridisciplinaire (RCP) du « Daarmkriibszenter ». 

Les devoirs d’un « Daarmkriibszenter » vont  bien au-delà du simple traitement du cancer et se justifient aussi de par son caractère préventif du cancer du côlon. En effet, la majorité des cancers coliques se développe à partir d’une excroissance bénigne de la paroi colique (=adénome) qui ne cause pas de plaintes. Heureusement la transformation d’un adénome en cancer met en moyenne 10 ans ce qui laisse de la place à leur détection. Ces adénomes peuvent être facilement détectés et enlevés lors d’un examen endoscopique de dépistage (= coloscopie) et permettant une vraie prévention du cancer colo-rectal. Une fois le polype enlevé par une résection endoscopique lors de la coloscopie, le risque de développer un cancer du côlon  est quasi nul. Mettre l’accent sur la prévention est donc essentiel pour un « Daarmkriibszenter » comme le dit le vieux proverbe: «mieux vaut prévenir que guérir». Aujourd’hui une coloscopie dite de dépistage réalisée à 55 ans est le meilleur moyen de lutter contre le cancer du côlon en prévenant son développement.

Le service de gastroentérologie du CHL dispose d’un équipement endoscopique de pointe avec une résolution d’image de haute définition pour répondre aux critères exigeants à la réalisation de ces examens de dépistage. De plus, en étroite collaboration avec le service d’anesthésie, cet examen peut être réalisé sous sédation profonde dans le meilleur confort possible pour les patients qui ont peur de cet examen.

Les médecins du service sont également agréés par le Ministère de la Santé pour réaliser les examens de dépistage dans le cadre du programme de dépistage du cancer colorectal par recherche de sang occulte dans les selles (FIT test). Ce test est simple à réaliser. L’analyse d’un échantillon de selles permet de détecter une minime quantité de sang présente dans les selles. Si ce test s’avère positif un examen endoscopique (= coloscopie) est nécessaire afin de clarifier la source de saignement. Ce saignement peut avoir de multiples causes et entre autre aussi être dû à un cancer ou un polype responsable de traces de sang invisibles à l’œil dans les selles. Comme le patient ne présente pas encore de plaintes en cas de cancer il s’agit généralement d’un stade précoce et les chances de guérison sont de l’ordre de 90% par la simple chirurgie sans avoir recours à des traitements complémentaires lourds par radio- ou chimiothérapie.

Aujourd’hui, la prise en charge des cancers coliques est interdisciplinaire. Généralement, le premier contact se fait avec un gastroentérologue soit par consultation directe pour plaintes digestives, soit par l’intermédiaire de son médecin de confiance pour bilan complémentaire notamment en cas de perturbation du bilan sanguin (p. ex anémie). De plus en plus de personnes profitent de l’offre à réaliser une coloscopie préventive (= de dépistage).

En cas de cancer du côlon, si le patient le désire, le gastroentérologue prend en charge le bilan d’extension de la tumeur et l’évaluation de l’opérabilité. Si ce bilan retient une tumeur opérable sans arguments pour une dissémination à distance  (ce qui est heureusement le plus souvent le cas), le patient est adressé directement au chirurgien de confiance du patient. Dans certains cas, même une résection endoscopique à visée curative peut être proposée. Pour les autres cas restants, la nécessité d’un traitement complémentaire avant chirurgie est définie en réunion de concertation interdisciplinaire (p.ex chimiothérapie +/- radiothérapie, traitement d’embolisation radiologique, etc).

Après l’opération, la pièce de résection est examinée au Laboratoire National de Santé et le cas est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) pour définir si un traitement complémentaire est nécessaire. Ceci est surtout le cas pour un cancer avec une atteinte des ganglions lymphatiques enlevés avec la tumeur lors de l’intervention chirurgicale. L’oncologue prend alors en charge le patient pour la réalisation de ce traitement complémentaire par chimiothérapie. Une fois le traitement initial terminé, le patient nécessite un suivi régulier pour confirmer la guérison et détecter le cas échéant une récidive tumorale respectivement des métastases. Ce suivi (avec des examens radiologiques et endoscopiques ainsi que des analyses sanguines) peut être assuré suivant le désir du patient soit par l’oncologue, soit par le gastroentérologue.

 

Services associés
La préparation colique en vue d'une coloscopie

La préparation colique en vue d'une coloscopie

PRÉPARATION COLIQUE EN VUE D’UNE COLOSCOPIE

Vous avez un rendez-vous pour une coloscopie. La réussite de l’examen dépend de la bonne préparation de votre côlon. Nous vous recommandons de suivre scrupuleusement les conseils que vous trouverez dans ce document concernant le régime alimentaire et la préparation à boire afin de passer, dans votre propre intérêt, un examen dans les meilleures conditions de visibilité.

 

COMMENT SE PRÉPARER POUR UNE COLOSCOPIE ?

1) Régime alimentaire pauvre en résidus à suivre 5 jours avant l’examen

  • Sont autorisés : les viandes blanches, les poissons, les oeufs, le pain blanc, les pâtes, le riz blanc, les pommes de terre ainsi que tous les produits laitiers (lait, fromages, yaourts).
  • Ne plus manger d’aliments contenant des fibres, des céréales ou des graines/pépins. En effet, durant l’examen, ces résidus risquent de boucher le canal d’aspiration de l’endoscope. L’examen peut être amené à être arrêté dans ce cas.
  • Sont donc interdits : les fruits et les légumes (cuits et crus) et particulièrement ceux qui contiennent des pépins comme les tomates, les kiwis, les raisins, le concombre, les fruits rouges etc…De même, évitez les aliments qui contiennent des graines comme le muesli, le pain complet ou des confitures contenant des graines (framboises, mûres, figues, …).

2) Régime alimentaire la veille de l’examen

  • Vous pouvez prendre des repas légers sans produits céréaliers : bouillon clair, pain blanc avec du fromage blanc nature, des biscottes, des confitures en gelée, du miel, du riz blanc, des nouilles, du yaourt nature, des puddings.
  • Vous pouvez boire uniquement du café, du thé, de l’eau non gazeuse.
  • Eviter les jus de fruits avec de la pulpe.

3) Préparation par un lavage intestinal

  • Dès le début de la préparation : vous ne devez plus manger ni prendre de médicaments avant ni durant la préparation. Ces médicaments seraient rendus inefficaces car ils n’auront pas le temps d’être résorbés dans le tube digestif.
  • Prenez vos médicaments 2 heures avant le début de la préparation ou 2 heures après avoir terminé la préparation.

4) Suivre les instructions de la notice pharmaceutique

  • Pour votre préparation : vous prendrez la moitié de la préparation le soir et l'autre partie le matin. veillez à bien respecter les moments de prise indiqués par rapport à l'heure de votre coloscopie.
  • Veuillez lire attentivement et suivre les instructions sur la notice pharmaceutique du produit prescrit par votre médecin.
  • Assurez-vous de bien comprendre la méthode de dilution du produit. Si vous avez des questions, contactez votre pharmacien ou l'équipe soignante du service d'endoscopie.
  • Seules certaines boissons sont autorisées pendant la préparation. Ces boissons doivent être claires et non colorées.
  • Il est important de boire suffisamment de liquides clairs pour assurer une préparation suffisante. 

 

SI LA PRÉPARATION DE VOTRE INTESTIN EST INSUFFISANTE :

S'il reste des selles dans votre colon, le médecin ne pourra pas visualiser correctement les parois du colon et cela risque de l'empêcher de voir des polypes qu'il devrait enlever. 

L'examen pourrait alors être arrêté par le médecin et reprogrammé afin de la réaliser dans une situation de visibilité optimale.

 

QUELQUES CONSEILS PRATIQUES POUR AMÉLIORER VOTRE TOLÉRANCE AU PRODUIT :

  • La préparation est plus agréable à boire si elle est bien froide. Préparez-la à l’avance et mettez-la au réfrigérateur quelques heures avant de commencer à la boire.
  • Vous pouvez masquer le goût en suçant des bonbons avec de fortes saveurs (ex : Ricola®, Fisherman’s friend®, …).
  • Si vous avez des nausées, fractionner l’intervalle entre les prises de la préparation. 

 

VOUS AVEZ DES QUESTIONS ?

Quels que soient les problèmes rencontrés avant ou après l’examen, vous devez en parler à votre médecin qui reste à votre disposition pour répondre à vos questions et vous donner les précisions nécessaires.

Vous pouvez nous contacter pour toutes questions relatives à cet examen au : +352 4411-6475 de 14h00 à 16h00.

Un soignant du service sera à votre disposition. 

> Si vous souhaitez rencontrer le médecin gastro-entérologue en consultation avant l'examen, merci de prévenir le secrétariat du service.

 

Réf. : Flyer Preparation colique Dec 2025

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