Le CHL publie son rapport annuel 2016

 

Le rapport annuel 2016 témoigne de l’attractivité, du dynamisme et de la bonne santé du CHL. En tant qu’établissement public, le CHL se met au service de la population vivant et travaillant au Luxembourg en lui assurant des soins d’une excellente qualité.

Focus 2016

L’année 2016 a notamment été marquée par le projet « Nouveau Bâtiment Centre». Lancé officiellement en décembre 2015, le concours de planification a permis de sélectionner, en septembre 2016, le groupement en charge de la réalisation du futur bâtiment. Ensemble avec les équipes internes du CHL, le groupement lauréat «4bund Planungsgemeinschaft» a ensuite procédé à l’élaboration d’un avant-projet sommaire (APS) lequel sera  finalisé pour automne 2017. Les démarches d’autorisation pourront dès lors débuter. Le début des travaux est prévu pour  fin 2018 après l’obtention de l’accord du Conseil de gouvernement. S’en suit le vote d’une loi de  financement qui doit également être approuvée.

La préparation de l’informatisation du dossier patient (DPI) a été poursuivie en 2016 dans le cadre d’une approche commune CHL et CHEM. En juillet 2016, la procédure de sélection de prestataire a été officiellement lancée sur la base d’un cahier de charges commun élaboré par les professionnels médicaux, soignants et informatiques. Après la  finalisation de cette procédure de choix en juillet 2017  commencera la période de déploiement de la solution retenue. Cette période estimée de trois ans pour en arriver l’informatisation complète des deux hôpitaux.

Le CHL s’engage depuis longtemps dans une démarche continue d’amélioration de la qualité de ses services rendus. La décision de s’évaluer par rapport aux standards JCI (Joint Commission International) en vue d’une accréditation en 2018 permet au CHL de se concentrer sur les sujets les plus sensibles pour rendre l’hôpital plus sûr et mieux organisé. De par la révision des standards et des visites d’évaluation tous les trois ans, le choix d’être accrédité engage le CHL à une recherche permanente de la qualité, de la sécurité et une amélioration continue.

CHL Kriibszentrum

2016 a vu une intensification des efforts du CHL dans sa lutte contre le cancer. Tenant compte de l’augmentation importante et constante de l’activité (nombre de patients, nombre de chimiothérapies dispensées quotidiennement, nombre de journées d’hospitalisation), la direction du CHL a revu l’organisation du service d’hémato-oncologie. Elle a ainsi planifié le renforcement de l’équipe médicale, validé la mise à disposition de 20 lits d'hospitalisation en plus dans trois unités spécialisées en cancérologie et préparé le déménagement de l’unité technique de chimiothérapie dans un espace qui permettra d’accueillir simultanément 14 patients en traitement. Ce nouvel hôpital de jour oncologique, qui a ouvert ses portes en janvier 2017, permet quotidiennement à 70 à 100 patients atteints de cancer de venir suivre leur traitement de chimiothérapie, en quelques heures, sans être hospitalisés. Cette unité technique de chimiothérapie n’est toutefois que la partie émergée de l’iceberg que représente la prise en charge inter- et pluridisciplinaire d’un patient atteint de cancer au CHL. 

Reconnaissances internationales

Que ce soit à travers une élection à une société scientifique, un prix honorifique ou une publication prestigieuse, plusieurs collaborateurs du CHL ont été au devant de la scène durant l’année 2016.

Citons à titre d’exemple, la nomination du Dr Axel Urhausen en tant que « médecin du sport de l’année », celle du Prof. Dr Romain Seil à la présidence de l’ESSKA et du Dr Juan Azagra en tant que membre d’honneur de l’Association Française de Chirurgie ou encore la nomination de Dr Marc Remacle à la présidence de la société française de Phoniatrie et des Dr Martine Goergen et Dr Paul Philippe à la prestigieuse Académie Nationale de Chirurgie Française. 

Quelques chiffres clés

En 2016, 167 827 personnes ont recouru aux services du CHL, soit 5 % de plus qu’en 2015. 41 706 passages ont été enregistrés dans nos urgences adultes, soit 29% de plus par rapport à l’année précédente. Depuis le 1er janvier 2016, le CHL assure la moitié des gardes adultes de la région Centre. Cette augmentation est allée de pair avec une réorganisation des processus et une adaptation des flux liés.

Les urgences pédiatriques ont été sollicitées lors de 41 943 passages, soit 18% de plus que l’année précédente. Cet afflux a pu être géré en collaboration avec la maison médicale pédiatrique sur le site gérée par la Société luxembourgeoise de pédiatrie.

Le CHL est aussi un acteur socio-économique important au Luxembourg (11e employeur). En 2016, le CHL a employé 2190 collaborateurs (2015 : 2146). Les effectifs ont ainsi légèrement augmenté pour répondre à la hausse de l’activité hospitalière.

En cohérence avec les années précédentes, le CHL affiche en 2016 une bonne santé financière qui contribue à consolider et à développer ses activités. Les comptes annuels présentent un bénéfice de 3,34 M€, alors que l’offre médicale a été étendue et les investissements dans les équipements et dans les infrastructures se sont poursuivis.

Un jour au CHL

Pour mieux concevoir l’activité réelle d’un hôpital comme le CHL, le rapport annuel 2016 met en évidence quelques chiffres clés représentant l’activité moyenne de l’hôpital sur un jour (activité moyenne les jours de semaine, avec garde). Ainsi en 2016, le CHL a par exemple assuré 198 passages aux urgences adultes et 115 passages aux urgences pédiatriques sur une journée. 11 000 analyses ont été réalisées au laboratoire, 840 actes d’imagerie ont été effectués et 55 passages au bloc opératoire ont été assurés. D’un point de vue logistique, 2 tonnes de linge ont été lavées et 330m3 d’eau ont été consommées sur une journée. En ce qui concerne la pharmacie, plus de 14 700 unités de médicaments ont été dispensées dans les différents services d’hospitalisation du CHL chaque jour.

Le rapport annuel est à votre disposition ci-dessous et aux réceptions du CHL.

Ménopause Café

 

A l’occasion de la Journée Mondiale de la Ménopause, le CHL vous invite à son premier MÉNOPAUSE CAFÉ le mercredi 18 octobre 2017, de 13h00 à 16h00, dans la salle de conférence au 1er étage de la Maternité.

Venez nombreuses, avec vos amies et toute personne intéressée de rencontrer les différents intervenants de l’équipe pour échanger sur la ménopause en petits groupes animés par un spécialiste. 

Programme :

13h00 : Accueil et présentation de la Clinique de la ménopause du CHL

13h30 - 15h00 : Tables rondes

  • Traitement Hormonal de la Ménopause : où en est-on en 2017 ?
  • Risque de cancer du sein et ménopause : comment le prévenir, le dépister et gérer les deux ?
  • Ostéoporose à la ménopause : comment la prévenir, la dépister, la prendre en charge ?
  • Activité physique à la ménopause : que faut-il faire ?
  • Risque de diabète, cholestérol et hypertension artérielle : c’est du sérieux !

14h30 - 15h00 : Pause santé

14h30 - 16h00 : Suite Tables rondes 

  • Quelle alimentation à la ménopause ?
  • Fuites urinaires à la ménopause : il faut réagir !
  • Désir et sexualité: peut-on encore y croire à la ménopause ?
  • La sophrologie, une aide pour bien vivre les symptômes et les émotions de sa ménopause.

Inscriptions :

Les inscriptions sont clôturées, complet.

Lieu :

Salle de conférence au 1er étage de la Maternité, 2, rue Federspiel, L-1512 Luxembourg.

Marche organisée :

De 16h à 17h : MARCHE ACCOMPAGNÉE D’UN GUIDE DE LA FÉDÉRATION LUXEMBOURGEOISE DE MARCHE POPULAIRE

Départ de la Maternité. Pensez à vous munir de vos chaussures de marche et d’une tenue adaptée à la météo.

Nos innovations

Innover afin d’offrir les meilleurs soins et services qui soient aux patients est une priorité pour le CHL. L’innovation hospitalière s’exprime dans des domaines aussi variés que les infrastructures, l’informatisation, le matériel médico-technique, les avancées thérapeutiques... mais aussi l’apprentissage ludique ou la recherche, etc. Dans le domaine de la prise en charge du patient, voici quelques exemples concrets réalisés en 2016 :

Le plateau technique IRM : Un renouveau complet 

En 2016, le plateau IRM du CHL été entièrement renouvelé. L’IRM 1,5 T ainsi que l’IRM 3 T (unique au Luxembourg) ont été remplacés par deux nouveaux équipements haut de gamme de la société GEMS, permettant :

  • une réduction des temps d’examen
  • une augmentation de la résolution d'image
  • une amélioration du confort pour le patient notamment en cas de réalisation d’une IRM cardiaque

Chantier complexe ayant nécessité des travaux d’infrastructure et d’aménagement importants, la continuité de l’activité IRM a cependant été assurée par la mise en place d’une unité mobile IRM pendant plus de quatre mois. 

L’imagerie au bloc opératoire : une vue multi-plan chirurgicale

Pouvoir opérer tout en bénéficiant d’une « imagerie dans plusieurs plans » sans devoir déplacer le patient : c’est le challenge permanent au bloc opératoire.

Le CHL s’est doté d’un nouveau système d’imagerie 3D. Nommé « O-Arm », cet équipement de pointe lequel est spécifiquement adapté dans le cadre d’interventions chirurgicales pédiatriques et neurochirurgicales complexes, permet désormais au chirurgien une prise de vue « multi-plans » pendant l'opération. Cette technique permet au chirurgien de se situer dans le corps du patient, en longueur, en largeur et en profondeur.

 

L’hôpital de jour chimiothérapie réaménagé pour une plus grande capacité d'accueil

Réaménagé au 1er étage du CHL Centre et mis en ser- vice dès janvier 2017, le nouvel Hôpital de Jour Chimiothérapie répondra à un double objectif : offrir plus de confort et de confidentialité aux malades et faire face à l'augmentation conséquente de l'activité en cancérologie au CHL. Il a été conçu en concertation avec l'équipe du service d'oncologie-hématologie, la cellule des grands travaux et le service technique du CHL.

Quatre boxes de soins lumineux, équipés de un à quatre fauteuils, ont été créés sur un plateau offrant dorénavant une capacité d'accueil de 14 places de traitement.

On y retrouve des couleurs apaisantes, des plafonds lumineux créant l'illusion d'optique du ciel, des espaces de soins plus intimes, des fauteuils ergonomiques et des télévisions pour un meilleur confort du patient. 

Les financements par don : une mise en valeur de la générosité des donateurs 

Savoir utiliser les dons reçus pour mettre en valeur la générosité des donateurs au service de la prise en charge du patient : c’est un devoir de reconnaissance et de respect du CHL. L’année 2016 a notamment permis d’investir dans des équipements didactiques et inno- vants, mais aussi essentiels pour le bon fonctionnement des services. 

Grâce aux dons généreux de la Fondation André et Henriette Losch et des Rotary Clubs du Luxembourg, le CHL a pu acquérir :

Une aire de jeux extérieur pour améliorer la qualité des enfants hospitalisés en pédopsychiatrie.
un appareil simulateur « IRM en jeu » permettant de préparer de manière ludique les enfants à l'examen réel. Ce simulateur permet de réduire jusqu’à 90 % le recours à l'anesthésie générale chez les moins de 10 ans.

un chariot navette « Gira e Shuttle » utilisé pour transporter les nouveau-nés de la salle d’accouche- ment vers le service de soins intensifs néonataux à la KannerKlinik tout en assurant la continuité des soins.

un appareil « CO oxymétrie de pouls » pour le service des urgences pédiatriques permettant une mesure rapide et efficace de la saturation en HbCO.

un instrument tomographie de cohérence optique, encore appelé instrument « OCT », qui génère des images tridimensionnels en haute définition de tissus biologiques. 

Innovation en pharmacie clinique : délivrance de médicaments aux patients extrahospitaliers 

La Pharmacie du CHL s’engage dans des projets innovants, qui ont pour objectif d’améliorer la qualité, la sécurisation de prise en charge et l’e cience d’utilisation des médicaments au bénéfice des patients.

La délivrance de médicaments aux patients extrahospitaliers est l’un des leviers de cette approche. L’objectif est de pouvoir garantir aux patients non hospitalisés un accès facilité à des médicaments innovants, coûteux, et/ou nécessitant un suivi renforcé, ainsi qu’à des préparations magistrales nécessitant des équipements et/ou des matières premières spécifiques non disponibles en officine de ville.

La pharmacie gère ainsi les traitements de nombreuses pathologies sévères et/ou rares (nombreux cancers, déficits immunitaires, maladies orphelines, hypertension artérielle pulmonaire, mucoviscidose, SIDA, sclérose en plaques...).

Pour certaines de ces pathologies, l’absence d’alternative peut exiger un accès anticipé aux dernières innovations thérapeutiques. La pharmacie du CHL est ainsi activement impliquée dans des programmes de recherche clinique, notamment en oncologie. Elle rend également possible, avec l’aide du Ministère de la Santé et des firmes pharmaceutiques, la mise à disposition de traitements avant leur commercialisation o cielle (« Early access program »).

En 2016, la Pharmacie a accueilli 2058 patients, soit une trentaine de passages quotidiens. Les patients sont systématiquement reçus de manière personnalisée et confidentielle par un pharmacien, dans un bureau dédié, avec un suivi par dossier nominatif. L’écoute et les conseils du pharmacien participent à l’optimisation des traitements, favorisée par la collaboration avec les équipes médicales et soignantes.

Cet accueil individualisé, l’écoute et les conseils des pharmaciens garantissent un meilleur accompagnement des patients en dehors de l’hospitalisation.

 

 

 

Nos principaux axes de recherche

En 2016, la Direction du CHL a eu le plaisir de féliciter 3 de ses salariés qui ont soutenu, avec succès, leur mémoire de PhD aux Universités respectives de Liège, de la Sarre, et de Trêves. Leur succès illustre le dynamisme de la recherche médicale au CHL partie intégrante du travail des médecins et des soignants du centre. Recherche à la fois fondamentale, pour mieux appréhender le fonctionnement du corps humain et des maladies qui l'affectent, mais aussi clinique, menée sur des patients, avec leur consentement, pour comprendre la manière dont leur maladie se développe, affiner le diagnostic et définir des stratégies thérapeutiques adaptées.

Acteur du monde de la recherche luxembourgeois, le CHL collabore avec l’Université de Luxembourg, et son Luxembourg Centre for Systems Biomedicine (LCSB) et avec le Luxembourg Institute of Health, non seulement en participant à plusieurs projets de recherche en commun, mais aussi grâce à l’implication directe de médecins dans les laboratoires de recherche fondamentale. Mais la recherche médicale va bien au-delà des collaborations nationales, et la plupart de nos projets se font en partenariat avec des hôpitaux ou des instituts européens ou internationaux.

De grands axes de recherche se dessinent ainsi : autour du cancer, des maladies neuro-dégénératives, du diabète, des maladies du coeur, des maladies infectieuses, des allergies ou de l’entorse du genou. 

Autour du cancer

En 2016, les médecins du CHL ont participé à plusieurs projets de recherche concernant notamment les cancers du sein, du poumon ou du cerveau. Ainsi, en lançant, avec la biobanque de Luxembourg, une collection d’échantillons de tumeurs du sein, le Dr Caroline Duhem, oncologue au CHL, et ses patientes ont permis le stockage de données et de tissus qui fourniront la matière première à des études fondamentales sur ce cancer.

En participant à différentes études européennes concernant de nouveaux médicaments pour traiter le cancer du poumon, le Dr Guy Berchem, oncologue au CHL et responsable du laboratoire d’hémato-oncologie du LIH, permet à des patients pour qui les traitements classiques ont échoué, de suivre une autre voie thérapeutique.

En neurochirurgie, le Dr Frank Hertel, opérant des tumeurs du cerveau, prélève, avec le consentement de ses patients, un échantillon de la tumeur, qui sera étudié de manière approfondie et permettra de mieux comprendre le développement des tumeurs cérébrales.

En hématologie, le Dr Laurent Plawny propose à ses patients, atteints de myélome, de participer à une étude cherchant à évaluer l’efficacité d’un nouvel anticorps combiné à une chimiothérapie classique.

Autour des maladies neuro-dégénératives

Le Luxembourg investit de nombreuses ressources dans la recherche sur la maladie de Parkinson. Un centre d’excellence a vu le jour en 2015, alliant les forces de l’Université de Luxembourg (via le LCSB), du LIH et du CHL. Au sein de la « clinique Parkinson », où sont reçus les patients et volontaires souhaitant participer au projet, une équipe de médecins chercheurs en neurologie, d’infirmières et de neuropsychologues s’organise autour du Prof. Dr. Krüger, et cherche à mieux comprendre les raisons de la maladie pour établir le diagnostic le plus précoce, mais aussi mieux en gérer les conséquences au quotidien.

Avec le projet « neuroimaging », le Prof. Dr. Nico Diederich, propose aux patients des examens de résonance magnétique (IRM) un peu particuliers qui permettront une meilleure vision des régions et des connexions du cerveau. En analysant les résultats de ces examens, les médecins chercheurs espèrent identifier des « signatures » de la maladie de Parkinson, des réactions très spécifiques, que l’on pourrait relier à la maladie et qui permettraient un diagnostic précoce.

En neurochirurgie, plusieurs chercheurs utilisent les résultats des stimulations cérébrales profondes pratiquées par le Dr Hertel pour développer des images en trois dimensions du cerveau, et identifier les chemins les plus directs et efficaces pour parvenir aux parties qui doivent être stimulées. 

Autour du diabète

Depuis des années, l’équipe du centre de diabétologie pédiatrique du CHL (DECCP), explore trois directions de recherche sur le diabète :

  • L’amélioration du traitement, par une évaluation constante de ce qui est fait pour les enfants diabétiques au Luxembourg
  • L’amélioration des technologies de traitement, par exemple en travaillant sur des pompes à insuline,
  • La compréhension du diabète, ou ses causes.

Reconnue au niveau européen, l’expérience des médecins chercheurs de l’équipe de diabétologues du CHL leur permet de participer à plusieurs projets de recherche financés par la Commission Européenne. Par exemple, au sein du consortium « spidiman », avec les hôpitaux universitaires de Cambridge, les médecins de l’équipe ont proposé à leurs jeunes patients diabétiques de vérifier si leur contrôle glycémique s’améliore avec l’utilisation d’un ordinateur muni d’un logiciel spécial, dirigeant l’administration de l’insuline (via la pompe à insuline) en temps réel, basé sur des mesures de glucose en continu. En 2016, deux nouveaux projets auxquels participent l’équipe du centre de diabétologie pédiatrique du CHL ont reçu des financements européens. 

Autour des maladies du cœur

En 2016, le Dr Pascal Stammet, anesthésiste–réanimateur au CHL a présenté avec succès son mémoire de thèse en sciences médicales, « Contribution to the outcome prediction after cardiac arrest », à l’Université de Liège. Son travail est le fruit d’un long parcours de recherche sur les conséquences des arrêts cardiaques et plus spécifiquement sur les possibilités de prédiction des séquelles neurologiques après arrêt cardiaque. L’une des dernières études européennes à laquelle il a participé s’intéressait de près à la question de l’hypothermie après arrêt cardiaque, comparant la survie et les conséquences neurologiques de l’arrêt cardiaque de patients maintenus soit à une température de 33°C, soit à 36°C. 950 patients ont été inclus dans cette étude, dans 10 pays, sur 36 sites, dont le Centre Hospitalier de Luxembourg. Les conclusions ont montré que le maintien de la température corporelle du patient à l’un de ces deux niveaux n’avait pas d’influence sur la capacité de récupération des fonctions neurologiques. 

Autour de l’entorse du genou

Le genou est l’une des articulations les plus compliquées de notre corps et les blessures du genou nécessitent souvent des interventions chirurgicales et orthopédiques complexes. La recherche en orthopédie permet de définir, choisir et appliquer l’intervention chirurgicale la meilleure et la plus efficace. C’est aussi grâce à la recherche que l’on découvre de nouvelles techniques, plus adaptées au métier. Les chirurgiens orthopédiques du CHL sont très impliqués dans des projets de recherche, notamment avec le Laboratoire de Recherche en Médecine du Sport (LRMS) du Luxembourg Institute of Health (LIH). Ils mènent ainsi depuis de nombreuses années une étude sur les ligaments croisés pour optimiser la prise en charge thérapeutique des patients victimes de blessures du genou. L’objectif est de réduire au maximum les conséquences de ces blessures et d’assurer la plus grande qualité de vie aux patients. En 2016, Caroline Mouton, collaboratrice des médecins orthopédiques du CHL et ancienne chercheuse au LRMS, a présenté avec succès sa thèse de doctorat (PhD), s’inspirant des premiers résultats de cette étude.

Autour des allergies

A la cacahuète ou aux fruits à coques, aux protéines de viande, aux poils de lapin... le docteur Martine Morisset et son équipe, en collaboration avec les chercheurs du Luxembourg Institute of Health ne se contentent pas de diagnostiquer les allergies qui affectent leurs patients mais cherchent aussi des moyens de les guérir définitivement. Ainsi, le projet SYS-T-Act financé par le « Personalised Medicine Consortium » et initié par le « Department of Infection and Immunity » du LIH, en collaboration avec la biobanque luxembourgeoise IBBL (Integrated BioBank of Luxembourg), le Service d’Immunologie-Allergologie du Centre Hospitalier de Luxembourg (CHL) et le « Luxembourg Centre for Systems Biomedicine » (LCSB) de l’Université du Luxembourg, vise à mieux prédire la réponse de notre système immunitaire à une immunothérapie contre les allergies. Pour contrer les allergies, qui sont des réactions pathologiques exagérées du système immunitaire, un traitement appelé immunothérapie est utilisé afin de « désensibiliser » les patients. C’est notamment le cas pour les allergies au pollen et aux piqûres d’insectes. L’immunothérapie rend le système immunitaire de patients tolérants aux agents qui provoquent l’allergie, les allergènes. L’efficacité de ce traitement est cependant très variable d’un patient à l’autre et impossible à prédire à l’avance par le médecin traitant. Le projet consiste pour les chercheurs à étudier l’activation d’une population de cellules immunitaires impliquées dans les réactions allergiques déréglées : les lymphocytes T.  Des méthodes de pointe permettront d’analyser et comparer des échantillons de sang de patients allergiques au pollen et au venin d’insecte avant et au cours de l’immunothérapie.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Autour des maladies infectieuses

Hépatites infectieuses, SIDA sont des pathologies pour lesquelles il est toujours possible d'améliorer les traitements. La recherche sur ces maladies est fondamentale, tout autant que le suivi des patients affectés. En collaboration avec le Luxembourg Institute of Health, le dr Vic Arendt, mène notamment un projet sur l'hépatite C, et la fréquence des personnes infectées par le virus au Luxembourg, au sein des usagers de drogue.  Le but, connaître les pratiques et modalités de consommation des drogues afin de trouver les facteurs de risque de transmission du virus. Le dr Staub participe de son côté à un projet européen sur le SIDA et les possibilités d'évolution de traitements des personnes affectées par le virus.

Autour de la recherche en soins

Partant du constat simple de l’infection récurrente de tatouages artisanaux pratiqués sur et entre les détenus du Centre Pénitentiaire de Luxembourg (CPL), Sophie Hornard, infirmière du CHL détachée au sein de l’équipe soignante du CPL, s’est interrogée sur le meilleur moyen de transmettre aux détenus l’importance du respect des conditions d’hygiène de base. Dans son mémoire de fin d’études, rédigé dans le cadre d’une formation continue sur la santé publique en milieu pénitentiaire, elle a proposé la création d’un atelier sécurisé de tatouages. Une participation à une formation à l’éducation à la santé « aux pairs par les pairs » organisée dans le cadre d’un projet européen erasmus + a confirmé son idée : en sensibilisant les « détenus tatoueurs », il était possible, par ricochet, de déclencher une prise de conscience de tous les détenus. Avec l’aval des autorités du centre pénitentiaire, les soignants du CPL ont organisé un « atelier tatouage », avec une première session consacrée à l’hygiène et aux maladies transmissibles par le sang, puis une seconde, animée par un tatoueur professionnel, sur les matériels et techniques de tatouage. 

«Les traitements du cancer, ou plus exactement des cancers, progressent tous les ans. Chaque année, de nouveaux médicaments sont approuvés, développés et complètent l'arsenal déjà à notre disposition pour lutter contre cette maladie. Le chemin est encore long, nous sommes loin de guérir tous nos malades, mais la recherche ouvre des perspectives et permet des avancées qui nous paraissaient inaccessibles hier encore».

Dr Guy Berchem, oncologue au CHL, responsable du laboratoire de recherche expérimentale sur le cancer, LIH

« C’est une chance de pouvoir travailler au Luxembourg, les moyens mis à notre disposition sont très importants, l’équipe est formidable. Au CHL, j’ai trouvé des médecins engagés, dont certains très impliqués de longue date dans la recherche sur la maladie de Parkinson. Avec notre projet National Centre for Excellence in Research on Parkinson’s disease (NCER-PD), nous travaillons beaucoup pour identifier les causes de la maladie et trouver des traitements neuroprotectifs. Ce qui a bien entendu des conséquences sur l’amélioration de la vie quotidienne des gens atteints de la maladie. C’est fondamental pour ces patients de garder le plus grand degré d’autonomie le plus longtemps possible, et le résultat de nos recherches peut les aider ».

Témoignage du Prof. Dr. Rejko Krüger, neurologue au CHL, responsable du projet NCER-PD au LCSB 

«Je travaille depuis des années avec l’équipe du centre de diabétologie pédiatrique du CHL, et je n’ai que des raisons de me réjouir de cette collaboration. Sur plusieurs projets européens, j’ai pu apprécier l’expérience et les capacités médicales de tous les membres de l’équipe. Je suis aussi très admiratif de leur engagement auprès de leurs petits patients, de leur dévouement pour leur assurer les meilleures conditions de vie possible avec le diabète ». 

Dr Roman Hovorka Université de Cambridge, département pédiatrie, directeur de recherche 

«Au départ, je n’avais pas la vocation de faire de la recherche. Je me suis impliqué petit à petit, au fil de l’évolution de ma discipline, de rencontres avec d’autres médecins. Il faut dire que la prise en charge des arrêts cardiaques en réanimation a beaucoup progressé au début des années 2000. Il y a encore beaucoup de progrès à faire, et la recherche nous permet d’identifier de nouveaux chemins qui n’étaient peut être pas assez explorés jusqu’alors ». 

Dr Pascal Stammet, anesthésiste – réanimateur au CHL 

Notre collaboration avec les médecins du CHL est fructueuse depuis de nombreuses années. Nous travaillons beaucoup ensemble sur les blessures du sport, avec l’accent mis sur le genou, comme dans l’étude sur les ligaments croisés. Nous voyons des centaines de patients, et chaque nouveau cas nous permet de mieux comprendre les blessures du genou et de mieux voir comment les traiter. Nous travaillons aussi beaucoup sur la course à pied, sur les blessures qu’elle génère. Tous ces projets sont très excitants, et c’est formidable de pouvoir s’investir ensemble ». 

Dan Theisen, responsable du Laboratoire de Recherche en Médecine du Sport, LIH 

L’engouement a été immédiat : les détenus tatoueurs se sont sentis reconnus dans leur travail, ils ont apprécié de pouvoir utiliser du bon matériel... et la liste d’attente pour se faire faire un tatouage « safe » est déjà bien longue ! » 

Mike Conrath et Svenia Graas, membres de l’équipe soignante CPL 

En 2016, le CHL a rejoint deux réseaux où collaborent des institutions de premier plan dans la recherche et la conduite d’essais cliniques pour lutter contre le cancer : le réseau mondial WIN (Worldwide Innovative Networking), comptant parmi ses 37 membres l’Institut Curie de Paris, l’Hôpital Univer- sitaire de Kyoto, le Segal Cancer Center de l’Université McGill de Montreal, et des compagnies pharmaceutiques comme Pfizer ... Et, au niveau européen, le nouveau réseau OncoDistinct, aux côtés, entre autres, de l’Institut bruxellois Bordet, de l’hôpital universitaire de Strasbourg ou de l’Institut National des Tumeurs de Milan. En son sein, des médecins à la fois cliniciens et chercheurs peuvent échanger informations et traitements et participer à des projets de recherche communs. Ces deux exemples de collaboration confirment l'importance accordée par le CHL au travail en réseau, et s'ajoutent aux liens nationaux, tissés avec le LIH (Luxembourg Institute of Health), avec l'IBBL (Integrated BioBank Luxembourg), ou avec l'Université de Luxembourg.

100 projets de recherche

2500 patients participants

256 articles publiés dans des revues médicales internationales, dont 227 avec facteur d'impact

4 moyenne du facteur d'impact

891 somme facteur d'impact

En 1978, le CHL ouvrait le premier service d’hémato-oncologie au Luxembourg. En pratiquement 40 ans, s’adaptant à l’incidence et à la prévalence croissantes du cancer, le service a évolué, passant d’une unité composée d’un médecin et de quelques infirmières à une structure renforcée de 8 hémato-oncologues, 3 médecins en voie de spécialisation et 66 soignants en 2016. Ancré dans la dynamique du Plan cancer national, le CHL a fait siens les objectifs nationaux et se donne comme priorités de veiller à l’amélioration constante de la qualité de la prise en charge et de la qualité de vie des personnes atteintes du cancer, et d’augmenter la survie des patients. 

2016 a vu une intensification des efforts du CHL dans sa lutte contre le cancer. Tenant compte de l’augmentation importante et constante de l’activité (nombre de patients, nombre de chimiothérapies dispensées quotidiennement, nombre de journées d’hospitalisation), la direction du CHL a revu l’organisation du service d’hémato-oncologie. Elle a ainsi planifié le renforcement de l’équipe médicale, validé la mise à disposition de 20 lits d'hospitalisation en plus dans trois unités spécialisées en cancérologie et préparé le déménagement de l’unité technique de chimiothérapie vers le premier étage du bâtiment CHL Centre, dans un espace qui permettra d’accueillir simultanément 14 patients en traitement. Ce nouvel hôpital de jour oncologique permet quotidiennement à 70 à 100 patients atteints de cancer de venir suivre leur traitement de chimiothérapie, en quelques heures, sans être hospitalisés. Cette unité technique de chimiothérapie n’est toutefois que la partie émergée de l’iceberg que représente la prise en charge d’un patient atteint de cancer au CHL. 

Une prise en charge inter et pluridisciplinaire

La prise en charge démarre dès qu’un cancer est sus- pecté. Elle se fait soit lorsqu’un patient vient consulter un médecin spécialiste (de sa propre initiative ou sur les recommandations de son généraliste), soit lors d’une visite en policlinique/urgences d'un patient alerté par des signes de détérioration de sa santé. Dès ce moment, la prise en charge est à la fois inter et pluridisciplinaire : quel que soit le médecin spécialiste consulté, il travaillera en collaboration avec ses collègues médecins d’autres spécialités, mais aussi avec d’autres professions de santé spécialisées du CHL pour accompagner au mieux le patient à toutes les étapes. Le patient n’est pas seulement pris en charge, mais il entre dans le parcours patient le plus adapté au problème qui l’a conduit à l’hôpital. 

Par exemple, pour un patient avec suspicion de cancer du sein, une consultation auprès du gynécologue enclenchera, en coordination avec le médecin spécialiste en cancérologie du sein, l’intervention du médecin spécialiste de l’imagerie, qui produira, en utilisant la tech- nique la plus appropriée, un cliché détaillé de la zone suspicieuse. Si nécessaire, ce spécialiste, son collègue gynécologue ou le chirurgien spécialiste, fera une biop- sie dont l’analyse histologique sera faite au Laboratoire National de Santé. Les biologistes du CHL pourront aussi être mis à contribution pour réaliser les bilans sanguins. C’est une infirmière spécialisée (breast cancer nurse) qui coordonnera l’organisation de ces examens et rendez vous. Le patient peut ainsi se laisser porter, sans avoir besoin de s’inquiéter des contacts avec les di érents ser- vices médicaux du CHL. Hormis l'analyse histologique de biopsie, qui sera faite, en externe, au Laboratoire National de Santé, tous les examens seront réalisés au CHL, ce qui a l’avantage indéniable de la rapidité et de la coordination d'un maximum d'informations au même endroit. 

Le CHL participe depuis des années au programme national de dépistage du cancer du sein. Seul hôpital équipé au Luxembourg d’une « prone table » permettant les biopsies de sein, il a réalisé en 2016, 10 217 mammographies, 6 957 échographies, 85 cyto-ponctions et 500 biopsies. Il a aussi rejoint, depuis septembre, le tout nouveau programme national de dépistage du cancer colorectal mis en œuvre par le Ministère de la santé. Les médecins comme les soignants du CHL mettent non seulement en œuvre ces programmes à l’hôpital mais participent aussi à leur élaboration, en collaboration avec le Ministère.

Le CHL propose par ailleurs des actions de dépistage personnel pour d'autres types de cancer (par exemple poumon et prostate), ne faisant pas encore l'objet de campagnes nationales. 

Annonce de diagnostic

Une fois toutes les informations collectées, le médecin qui a vu le patient en premier lieu peut établir son diagnostic. Il va préparer l'annonce au patient, en concertation avec l’infirmier/e coordinatrice, qui accompagnera le patient tout au long de son parcours de traitement. Si nécessaire, le médecin et les soignants s’entoureront de tous les professionnels qui pourront aider et soutenir le patient et sa famille : psychologues, assistants sociaux, kinésithérapeutes...Au delà de l'objectif primordial de combattre la maladie, il s’agit de mesurer au mieux et à l'avance, l'impact qu'aura le diagnostic sur la vie du patient, dans toutes ses dimensions personnelles et professionnelles. Cette équipe interdisciplinaire, qui se construit autour du patient, lui permet de se sentir en confiance et bien entouré. C'est une plus value fondamentale dans la prise en charge des personnes atteintes de cancer, qui repose sur les très bonnes relations et la collaboration sans failles entre les professionnels et les spécialités du CHL.

Choix du traitement personnalisé, en pluridisciplinarité 

Le diagnostic de cancer étant posé, le choix du traitement est déterminant. Chaque patient est unique, chaque cancer est spécifique, et les médecins du CHL s’attachent à prescrire des traitements personnalisés, c'est-à-dire adaptés à tel type de cancer chez tel patient. Pour déterminer le traitement personnalisé le plus efficace et avec l’accord du patient, l’oncologue et/ou le médecin spécialiste concerné croise les données cliniques et biologiques, y compris, si nécessaire, génétiques du patient. Il les présente à ses collègues au cours de réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP), mettant en présence des oncologues, des spécialistes d’organes, des chirurgiens, des hématologues, des radiologues. Des spécialistes d’autres institutions luxembourgeoises, comme les radiothérapeutes du Centre Baclesse ou l’anatomopathologiste du LNS participent à ces réunions. Le traitement proposé sera alors discuté et affiné si nécessaire. 

Les chiffres de réunions de concertation pluridisciplinaire

Ce choix thérapeutique personnalisé qui combine l'utilisation de médicaments classiques avec les thérapies les plus innovatrices, peut, si le patient est d'accord, inclure des traitements en phase de recherche. Disponibles grâce aux nombreuses études cliniques oncologiques auxquelles participent les médecins du CHL, ces traitements expérimentaux viennent compléter l'arsenal thérapeutique utilisable, dans le but évident de mieux soigner le patient et d'améliorer sa qualité de vie. 

 

Cancer et recherche au CHL

La fluidité d'un traitement personnalisé

Le plan thérapeutique, c'est à dire le traitement choisi, sera présenté au patient lors de la visite de diagnostic. Le médecin et l’infirmier/e coordinatrice en expliqueront les di érentes étapes, et présenteront la planification des visites, traitements et consultations dans les autres services ou unités du CHL. Le patient doit pouvoir suivre son traitement de manière fluide, sans se sentir dépassé par les contacts médicaux ou administratifs. Il reçoit la date de son premier traitement de chimiothérapie (à l'hôpital de jour oncologique ou en hospitalisation au CHL), ou de radiothérapie (Centre Baclesse dans le sud du Luxembourg), et si nécessaire, la date d’une intervention chirurgicale.

Les patients sont revus au fur et à mesure des cycles thérapeutiques. En fin de traitement ils entrent en phase de surveillance et de réhabilitation. En cas de récidive, un autre traitement peut être proposé, élaboré à nouveau en consultation avec d'autres médecins spécialistes lors des réunions de concertation pluridisciplinaires. 

Les soins palliatifs au CHL

Prévenir et soulager les douleurs des personnes en fin de vie en étant attentif à leurs besoins psychologiques, sociaux et spirituels, intégrer les proches dans la prise en charge et les accompagner dans la maladie et le deuil, promouvoir la philosophie des soins palliatifs à l’hôpital et à l’extérieur, voici les missions des professionnels des soins palliatifs du CHL. Ils interviennent auprès des patients soit directement dans les services d’hospitalisation du CHL, soit au niveau de l’unité fixe de 10 lits située sur le site CHL Eich. 

Un accompagnement de tous les instants

Tout au long de son parcours, le patient peut bénéficier de consultations psychologiques, d'entretiens auprès des assistants sociaux, être aidé par un diététicien pour son alimentation, travailler avec un kinésithérapeute pour sa réhabilitation etc...Le CHL a aussi mis en place de nombreuses conférences et ateliers pour les patients victimes de cancer et pour les membres de leur famille, qui peuvent en apprendre plus sur la maladie, mieux comprendre comment l’intégrer dans toutes les dimensions de leur vie quotidienne, et ainsi mieux l'appréhender et la vivre. 

 

Structure de prise en charge et activité 2016

Le registre hospitalier du cancer : RHC

Mis en place en 2012 au CHL, le registre du cancer (RHC) est un recueil continu, systématique, exhaustif et non redondant de tous les nouveaux cas de cancers diagnostiqués ou pris en charge au CHL. Il permet l'alimentation du registre national du cancer (RNC) géré par le LIH.

Le RNC permet la surveillance épidémiologique descriptive des cancers, l’évaluation des actions de santé publique en matière de prévention et de dépistage du cancer, l’évaluation de la qualité des soins prodigués aux patients cancéreux, le suivi du Plan Cancer national et de la planification des ressources nécessaires. Il est aussi un support à la recherche épidémiologique et clinique.

Initié en 2012 avec les tumeurs du sein, le RHC du CHL comporte depuis 2013 tous les cas de tumeurs solides, et les hémopathies malignes depuis 2014. Les tumeurs chez l’enfant sont également inclues dans le registre.

Registre Hospitalier du Cancer – CHL

Tumeurs avec une incidence en 2016 : 1243

Tumeurs dans le Registre du CHL (fin 2016) : 5416

En 2016

Le CHL a rejoint deux réseaux où collaborent des institutions de premier plan dans la recherche et la conduite d’essais cliniques pour lutter contre le cancer : le réseau mondial WIN (Worldwide Innovative Networking), comptant parmi ses 37 membres l’Institut Curie de Paris, l’Hôpital Universitaire de Kyoto, le Segal Cancer Center de l’Université McGill de Montréal, et des compagnies pharmaceutiques comme Pfizer ... Et, au niveau européen, le nouveau réseau OncoDistinct, aux côtés, entre autres, de l’Institut bruxellois Bordet, de l’hôpital universitaire de Strasbourg ou de l’Institut National des Tumeurs de Milan. En son sein, des médecins à la fois cliniciens et chercheurs peuvent échanger informations et traitements et participer à des projets de recherche communs. Ces deux exemples de collaboration confirment l'importance accordée par le CHL au travail en réseau, et s'ajoutent aux liens nationaux, tissés avec le LIH (Luxembourg Institute of Health), avec l'IBBL (Integrated BioBank Luxembourg), ou avec l'Université de Luxembourg. 

Prise en charge des cancers de l'enfant 

À ce jour, les enfants victimes de cancer au Luxembourg doivent suivre une partie de leur traitement à l’étranger au sein d'hôpitaux avec lesquels le CHL entretient des collaborations très étroites. Toutefois, pour offrir aux enfants et aux parents une sécurité et une continuité de la prise en charge, le CHL projette, en concertation avec le Ministère de la Santé luxembourgeois et conformément aux objectifs du Plan Cancer, la mise en place d’une filière de soins complète pour les cancers des enfants au Luxembourg. 

 

Les complications du diabète

Les complications du diabète ont une installation progressive et longtemps non ressentie.

Leur fréquence et leur gravité dépendent essentiellement du niveau glycémique moyen au long court. 

Quelles complications?

Le cœur et les gros vaisseaux :

  • Angine de poitrine, infarctus du myocarde.
  • Hémiplégie (accident vasculaire cérébral).
  • Artérite des membres inférieurs.

Les yeux :

  • Rétinopathie diabétique : les petits vaisseaux fragilisés peuvent saigner et entraîner une baisse de la vision.
  • Cataracte : fréquente et gène aussi la vision.

Les reins :

  • Néphropathie diabétique : indolore, le mauvais fonctionnement des reins pouvant aller jusqu’à l’insuffisance rénale chronique et la dialyse.

Les pieds :

  • Diminution de la sensibilité. Le risque principal est une plaie longue à cicatriser.

Risque de troubles sexuels

Complications infectieuses :

L’hyperglycémie favorise les infections et les mycoses (urines, poumons, peau, dents).

Attention : toute infection déséquilibre le diabète. 

Quelle prévention? 

Une surveillance médicale régulière est impérative pour pouvoir évaluer l’efficacité du traitement et éviter les complications.

Tous les 3-6 mois :

  • Contrôle de l’hémoglobine glyquée (HbA1c) › Mesure de la tension artérielle
  • Mesure du poids

Tous les ans :

  • Examen des yeux (fond d’œil)
  • Recherche de l’albumine dans les urines et de la créatinine
  • Dosage du cholestérol et des triglycérides
  • Électrocardiogramme
  • Examens des pieds (vasculaire, neurologique, mor- phologique)
  • Ayez une alimentation équilibrée

Prévention des complications :

  • Ayez une alimentation équilibrée
  • Agissez contre l’excès de poids si nécessaire
  • Pratiquez une activité physique régulière
  • L’arrêt du tabac est un point très important. Il existe des consultations anti-tabac pour vous aider !
  • Maintenez votre HbA1c dans l’objectif xé avec votre médecin
  • Prenez soins de vos pieds
  • Respectez le traitement prescrit. Si l’un d’eux vous pose problème parlez-en avec votre médecin
  • Informez-vous sur le diabète et pro tez des services de formations 

Ne vous inquiétez pas !

Maintenant vous savez tout sur les complications.
Vous pouvez prendre toutes les mesures nécessaires pour les éviter et les gérer. 

 

La prothèse de genou

Le genou est l’articulation la plus grande et la plus complexe du corps humain. À cause de sa stabilisation musculaire et ligamentaire et des efforts quotidiens importants auxquels elle est soumise, elle est sujette aux traumatismes et aux maladies dégénératives.

Le genou fait la jonction entre le fémur et le tibia, qui articulent avec des surfaces cartilagineuses ; entre les deux os et leurs couches de cartilage
se trouvent des amortisseurs importants : les ménisques. La rotule, troisième os dans l’articulation, est en contact cartilagineux avec le fémur et intervient dans le mécanisme complexe de l’extension du genou; le tendon du muscle quadriceps et le tendon rotulien y sont attachés.

Sans stabilisation extérieure, la construction fémur-rotule-tibia serait instable. Un appareil ligamentaire puissant est donc nécessaire pour maintenir en contact le fémur et le tibia, pouvant ainsi garantir la stabilité du genou. Cet appareil est composé essentiellement des ligaments collatéraux et des ligaments croisés.

 

L’arthrose du genou

Elle est définie comme l’usure du cartilage suite à des processus dégénératifs avec en conséquence des déformations osseuses et ligamentaires. Il en résulte une perte de fonction de l’articulation et l’apparition des symptômes suivants : douleur, raideur, limitation de la marche et souvent gonflement. La douleur est considérée comme le symptôme cardinal.

Les causes de l’arthrose sont nombreuses, les plus importantes étant la surcharge articulaire en raison d’une surcharge pondérale ou d’une déformité de l’articulation (jambe en « O » ou jambe en « X »), les inflammations dans le cadre de maladies rhumatologiques, les conséquences de traumatismes articulaires, les prédispositions familiales, etc.

Pour les différents stades de l’arthrose, il existe de nombreuses possibilités thérapeutiques. Les traitements dits conservateurs comprennent le traitement médicamenteux avec des antiinflammatoires (Diclofenac, Ibuprofène,…), les injections intra articulaires de corticostéroïdes ou d’hyaluronate ainsi que de nombreuses formes de kinésithérapie (renforcement musculaire, gymnastique, applications de chaleur et de froid,…). Les traitements chirurgicaux peuvent êtres divisés en interventions conservant l’articulation (ostéotomies, interventions arthroscopiques ménisco-cartilagineuses) et celles qui remplacent l’articulation (prothèses du genou).

En Europe, le nombre de prothèses du genou implantées par année s’élève à environ 200 000. L’expérience des prothèses du genou est vieille d’environ 30 ans, avec des types d’implants et des techniques chirurgicales en constante évolution.

L’indication de l’implantation d’une prothèse est posée quand l’arthrose devient très douloureuse, l’impotence fonctionnelle devient invalidante et le traitement médicamenteux n’est plus efficace. L’indication prend également en considération l’état général et l’âge du patient, ainsi que les déformations de l’articulation résultant de l’arthrose. Le but d’une prothèse du genou est de rendre l’articulation «indolore, stable et mobile» afin de permettre au patient de reprendre ses activités personnelles, professionnelles et parfois sportives.

La prothèse du genou

Il existe différents types de prothèses dont les indications sont posées selon le degré de déformation du genou. La conception de ces prothèses a pour but une résection osseuse minimale et une stabilisation maximale par les ligaments propres du genou.     

Types de prothèses   

La prothèse unicompartimentale («demi-prothèse») est indiquée dans le cas où un compartiment seulement de l’articulation est atteint d’arthrose et que les autres compartiments du genou et les ligaments sont intacts.

La prothèse bicondylienne (dite «à glissement») avec possibilité de resurfaçage de la rotule («prothèse tricompartimentale») est indiquée dans le cas où plusieurs compartiments du genou présentent des déformations arthrosiques étendues, éventuellement avec des atteintes ligamentaires. Elle est également indiquée dans le traitement chirurgical des arthrites rhumatismales.

La prothèse de révision non contrainte sert aux changements de prothèses dans des situations où une perte osseuse importante doit être comblée et où certains ligaments du genou fonctionnent encore.

La prothèse à charnière rotatoire remplace l’articulation quasiment dans son entièreté. Elle est en général réservée aux déformations importantes, aux destructions ligamentaires sévères et aux reprises compliquées de prothèses.

Types de matériaux     

Les prothèses sont constituées de matériaux anticorrosifs hypoallergiques. Les composants métalliques sont le plus souvent constitués d’alliages en chrome-cobalte-molybdène-vanadium ou en titane. Entre les parties métalliques de la prothèse se trouve une surface de glissement en polyéthylène qui a la propriété d’être très dure et présente par conséquent une usure minimale. Elle est fixée à la partie tibiale de la prothèse.

Types de fixation

La majorité de nos prothèses de première intention sont fixées avec du ciment osseux. Ce ciment est constitué de polymères de méthacrylate de méthyle (PMMA). Le grand avantage de cette technique est qu’elle permet une fixation rapide et durable des composants métalliques à l’os, ainsi qu’une mise en charge postopératoire immédiate.

Dans certains cas, des prothèses non-cimentées sont utilisées ; la mise en charge postopératoire doit alors être adaptée selon le cas; le scellement à l’os prend environ 6 semaines.

Avant l’opération, un examen cardio-vasculaire et pulmonaire est pratiqué. En fonction des résultats, l’anesthésiste choisit le type d’anesthésie. Habituellement, les prothèses du genou sont posées sous anesthésie générale. Des radiographies spéciales doivent être réalisées afin de pouvoir mesurer le positionnement exact et la taille de la prothèse à utiliser.

La durée d’intervention varie entre une et deux heures.

Après réalisation de l’incision cutanée et exposition des surfaces articulaires, les déformations cartilagineuses et osseuses sont enlevées, de même que les restes du ligament croisé antérieur et des ménisques. Ensuite, à l’aide d’instruments de résection très précis et hautement spécialisés, les surfaces osseuses du fémur et du tibia sont enlevées afin de correspondre à la forme des composants prothétiques en prenant soin de respecter ou de rétablir l’axe du membre inférieur. Le remplacement de la surface de glissement de la rotule n’est pas systématique et se fait en fonction de la qualité du cartilage rotulien. La taille de la prothèse est vérifiée par des composants provisoires. Une fois le bon fonctionnement des ligaments obtenu (équilibrage ligamentaire), la prothèse définitive est implantée.   

Parfois, il est nécessaire de changer de stratégie au cours de l’intervention et d’implanter un modèle de prothèse différent du modèle choisi lors de la planification préopératoire. Ceci est rendu possible par un stockage systématique de différents types de prothèses au quartier opératoire de l’hôpital. Tous nos systèmes de prothèses permettent ces changements sans qu’un désavantage n’en résulte pour le patient.

Avant la fermeture de la plaie opératoire, 2 drains d’évacuation sanguine, appelés «drains de redon», sont mis en place afin de prévenir l’apparition d’un hématome. La fermeture de la peau se fait avec des sutures ou des agrafes cutanées. Un pansement stérile est appliqué et un bandage mis en place. 

Le traitement postopératoire 

Le séjour à l’hôpital dure, selon le processus de guérison et l’état général, entre 10 et 14 jours.

Dès le lendemain de l’opération, une mobilisation avec mise en charge adaptée aux douleurs, est possible sous la direction de notre équipe de kinésithérapeutes. Les drains de redon sont enlevés dès le deuxième jour postopératoire, les sutures cutanées restent en place pendant environ 12 à 14 jours. 

Pendant les premières semaines, des béquilles sont nécessaires pour soutenir la marche. Quotidiennement, plusieurs traitements de kinésithérapie sont nécessaires afin de permettre une mobilisation rapide et un rétablissement complet de la fonction articulaire. A la sortie de l’hôpital, la plupart des patients sont en mesure d’étendre le genou complètement, de le plier à angle droit et de marcher dans les escaliers avec l’aide de béquilles.

Suite au séjour hospitalier, nous recommandons un séjour d’environ 3 semaines en clinique de réhabilitation, visant à rétablir au maximum la mobilité, la force musculaire et la fonction du genou. Les centres de réhabilitation les plus souvent fréquentés par nos patients sont ceux de Blieskastel, Orscholz ou Bernkastel en Allemagne, ou bien ceux du Rehazenter Kirchberg et de la Clinique de Steinfort au Luxembourg.

Des contrôles médicaux et/ou radiologiques réguliers sont prévus à 6 semaines, 3 mois, 6 mois et 1 an après l’opération. Ensuite, des contrôles annuels sont recommandés. 

Il est important de noter que des douleurs avec gonflements du genou peuvent se manifester pendant les premiers 6 à 8 mois suivant l’implantation. À long terme, une disparition totale des douleurs est obtenue chez +/- 60% des patients. Chez +/- 30% des patients de légères douleurs subsistent, le plus souvent sous forme de gêne, survenant en général de façon épisodique et parfois liées aux changements de temps. Dans +/- 10% des cas, les douleurs sont un peu plus importantes, pouvant parfois justifier un traitement médical, sans qu’il existe une anomalie au niveau de la prothèse et sans qu’une nouvelle opération ne soit nécessaire. Enfin, chez 1-2 % des patients des problèmes plus sévères peuvent survenir (fibrose cicatricielle du genou, infections, descellements, insuffisances ligamentaires etc.), pouvant obliger le chirurgien à proposer une nouvelle intervention chirurgicale.

En postopératoire, nous utilisons la cryothérapie pour diminuer la douleur.
Le manchon que nous plaçons autour du genou autorise la mobilisation et permet de diminuer la dose d’antalgique administrée.

Mobilité et activités conseillées après prothèse du genou

L’implantation d’une prothèse du genou permet de récupérer une bonne mobilité de l’articulation. 

Les types de prothèses utilisées dans notre service permettent en moyenne une récupération de la flexion de l’ordre de 110° à 120°. Le degré de flexion dépend cependant beaucoup de la mobilité préopératoire. La reprise d’une marche normale, sans béquilles et sans limitation de la distance parcourue, ainsi que la montée et la descente des escaliers devient à nouveau possible.

Des activités sportives modérées sont permises avec une prothèse du genou. Il est possible de pratiquer sans limitations de la natation, de la bicyclette et des promenades en terrain plat. Afin de ne pas compromettre la durée de vie de votre prothèse, nous vous déconseillons des activités sportives sollicitant trop le genou, comme le football, le tennis, le squash et le ski alpin. Il est permis de conduire une voiture dès que les béquilles ne sont plus nécessaires pour soutenir la marche, en moyenne 6 semaines après l’opération.

Durée de vie de la prothèse

Les études récentes montrent que la durée de vie des prothèses actuelles est de l’ordre de 15 ans, avec des résultats fonctionnels excellents dans 90% des cas. 

Le risque de détérioration de la prothèse est proportionnel au temps, aux exigences auxquelles elle est soumise et au poids du patient. L’usure de la prothèse, le plus souvent au niveau du polyéthylène, entraîne une inflammation du genou et une destruction de l’os, résultant en un descellement de la prothèse. Cette mobilisation des éléments prothétiques se manifeste par des douleurs et des gonflements de l’articulation, ensemble avec une perte de la fonction du genou. Dans ces cas, après avoir fait les examens complémentaires nécessaires, un changement de la prothèse peut être réalisé.   

Lancement du projet de recherche SYS-T-Act : vers un traitement personnalisé des allergies

Le fardeau des allergies ne cesse de s’alourdir, touchant un nombre croissant de personnes au Luxembourg et dans le monde.

Le « Department of Infection and Immunity » du Luxembourg Institute of Health (LIH) lance, en collaboration avec des partenaires nationaux, un nouveau projet de recherche qui a pour but de mieux évaluer le futur succès  d’une immunothérapie contre l’allergie (ou désensibilisation) et d’ajuster le traitement en fonction du profil de chaque patient. Un véritable espoir donc, et la perspective d’une avancée majeure dans le domaine de la médecine personnalisée.

 

Prévoir la réponse des patients au traitement pour mieux l’adapter

Pour contrer les allergies, qui sont des réactions pathologiques exagérées du système immunitaire, un traitement appelé immunothérapie est utilisé afin de « désensibiliser » les patients. C’est notamment le cas pour les allergies au pollen et aux piqûres d’insectes. L’immunothérapie rend le système immunitaire de patients tolérants aux agents qui provoquent l’allergie, les allergènes. L’efficacité de ce traitement est cependant très variable d’un patient à l’autre et impossible à prédire à l’avance par le médecin traitant.

Le projet SYS-T-Act financé par le « Personalised Medicine Consortium » et initié par le « Department of Infection and Immunity » du LIH, en collaboration avec la biobanque luxembourgeoise IBBL (Integrated BioBank of Luxembourg), le Service d’Immunologie-Allergologie du Centre Hospitalier de Luxembourg (CHL) et le « Luxembourg Centre for Systems Biomedicine » (LCSB) de l’Université du Luxembourg, vise à mieux prédire la réponse de notre système immunitaire à une immunothérapie contre les allergies.

Dans le cabinet de l’allergologue, l’immunothérapie consiste en une administration croissante en allergènes, c’est-à-dire en molécules contre lesquelles le patient présente une allergie. Pour désensibiliser le corps, la dose administrée est augmentée graduellement jusqu'à atteinte de la dose appelée dose d’entretien, permettant une tolérance à long-terme vis-à-vis de l’allergène.  

Le projet consiste pour les chercheurs à étudier l’activation d’une population de cellules immunitaires impliquées dans les réactions allergiques déréglées : les lymphocytes T.  Des méthodes de pointe permettront d’analyser et comparer des échantillons de sang de patients allergiques au pollen et au venin d’insecte avant et au cours de l’immunothérapie.

« Nous voulons identifier des marqueurs biologiques présents dans le sang des patients qui permettraient de prédire la réaction du système immunitaire à un traitement antiallergique avant même de le commencer. Notre projet pourrait avoir un impact considérable sur la pratique clinique. Avec une simple prise de sang, les médecins pourraient alors spécifiquement adapter le type, le dosage et la durée du traitement pour chaque patient », explique le coordinateur du projet Pr. Markus Ollert, lui-même expert en dermatologie et allergologie, et directeur du « Department of Infection and Immunity ».

 

Implication des premiers patients

Après une phase de préparation pour définir les protocoles expérimentaux et obtenir l’accord des autorités nationales en charge de vérifier le respect des règles d’éthique et de confidentialité des données, les médecins du service d’Immunologie-Allergologie du CHL ont commencé à inclure les premiers patients volontaires dans le projet SYS-T-Act.

Il s’agit tout d’abord de recruter 15 patients souffrant d’une allergie au pollen et 15 autres atteints d’une allergie au venin d’abeille ou de guêpe pour lesquels une immunothérapie est prévue. Des prises de sang seront effectuées à différents moments, avant et pendant l’immunothérapie.

A ce jour, une dizaine de patients doivent encore être recrutés pour l’étude.

Par la suite, un projet de suivi plus large vise à inclure plus de 100 patients pour obtenir des résultats plus représentatifs. L’étude sera également étendue à l’allergie aux arachides et fruits à coque.

 

Un projet collaboratif unissant chercheurs et cliniciens

Au sein du projet, le LIH va apporter son expertise en immunologie et en biologie computationnelle.

Le service d’Immunologie-Allergologie du CHL traite régulièrement des patients allergiques au pollen et au venin d’abeille et de guêpe par immunothérapie. Ce service est donc le partenaire clinique idéal pour la collecte d’échantillons dans ce projet.

« Nous prenons en charge des patients adressés pour réaction allergique sévère après piqure d’abeille ou de guêpe ou souffrant d’asthme et/ou de rhino-conjonctivite saisonniers, communément appelé le rhume des foins, et résistants au traitement habituel », explique le Dr Martine Morisset, médecin spécialiste en allergologie et investigateur clinique principal de SYS-T-Act au CHL. « Toute l’équipe espère que l’étude contribuera à identifier les marqueurs précoces de réponse au traitement, compte tenu de la durée de la désensibilisation qui est de 3 à 5 ans pour les pollens et d’au moins 5 ans pour les venins ».

IBBL, biobanque spécialisée en préparation et conservation d’échantillons biologiques, a également un rôle important dans le projet. En étroite collaboration avec les cliniciens, la biobanque organise la collecte d’échantillons de sang et de selles donnés volontairement par les patients participant au projet. Après transport des échantillons à la biobanque, les techniciens de laboratoire isolent différents composants des échantillons, notamment les cellules immunitaires et l’ADN. Puis, ils préparent les échantillons pour leur usage final par les chercheurs, en faisant une première partie des analyses et en assurant leur conservation à long terme.

« En tant que biobanque, nous établissons une passerelle entre la science et la médecine en travaillant d’un côté avec les cliniciens et de l’autre avec les chercheurs », explique le Dr Fay Betsou, Chief Scientific Officer d’IBBL. « C’est cet aspect collaboratif qui donne à un tel projet une véritable chance d’avoir un impact direct sur la prise en charge des patients. »

Le LCSB tirera profit de son expertise en biologie des systèmes et analysera de manière systématique le rôle des cellules immunitaires impliquées dans la réaction allergique. L’analyse inclura non seulement les lymphocytes T mais également d’autres types de cellules immunes (lymphocytes B, mastocytes etc.) afin de définir le systématisme de leur interaction dans le processus.

 « C’est un projet novateur qui nous permettra, sur le long terme, de proposer des traitements personnalisés aux patients souffrant de différentes allergies. Les participants nous permettront de mettre au point des schémas thérapeutiques améliorés au service de tous dans un futur très proche », déclare le Dr Sebastian Bode, clinicien-chercheur au LIH, spécialiste en pédiatrie et responsable de la réalisation pratique de l’étude.

 

Financement par le “Personalised Medicine Consortium”

Le projet SYS-T-Act est financé par un « Pump Prime Fund » du « Personalised Medicine Consortium » (PMC). Ce consortium, composé d’institutions nationales actives dans le domaine de la recherche biomédicale (LCSB, LIH, IBBL et LNS), vise à construire de nouvelles synergies entre cliniciens et chercheurs du Luxembourg et à amorcer des projets innovants. Il promeut exclusivement des projets de recherche translationnelle, c’est-à-dire dont les résultats générés en laboratoire pourront être directement appliqués en milieu clinique au bénéfice des patients. De plus, le projet est financé par une bourse à long terme pour le Dr Sebastian Bode de la part de l’Académie Européenne d’Allergie et d’Immunologie Clinique EACCI.

 

Contact scientifique :

  • Pr. Markus Ollert

Directeur du “Department of Infection and Immunity”

Luxembourg Institute of Health

E-mail: markus.ollert [at] lih.lu

 

  • Dr Sebastian Bode

Chercheur-clinicien

Luxembourg Institute of Health

Department of Infection and Immunity

E-Mail: sebastian.bode [at] lih.lu

Journée thématique autour de l’obésité adulte/enfant

 

Journée organisée par l’équipe pluridisciplinaire de la Clinique de l’Obésité du CHL à l’occasion de la «Journée Européenne de l’Obésité». Ateliers thématiques de 10h à 16h dans le Hall d'entrée CHL Centre.

Atelier 1 :

Prise en charge du patient obèse / Description du parcours par une infirmière coordinatrice/ Chirurgie de l’obésité : différentes techniques opératoires, prise en charge en hospitalisation

 

Atelier 2 :

Le corps en équilibre : Roue de la Santé - Savez-vous que manger ?

Diététicien(e)s

 

Atelier 3 :

Sport/Activité Physique et obésité : activités physiques et sportives offertes aux patients obèses - Bouger avec plaisir

Equipe de kinésithérapie, Médecine Sportive

 

Atelier 4 :

Déguster avec Tous Vos Sens

Equipe de pédiatrie

 

Atelier 5 :

Obésité, diabète : une partie de la solution dans nos assiettes ? - Un corps en surpoids : c’est un cœur sous pression - Connaissez-vous votre IMC/BMI

Equipe diabète, HTA, pédiatrie

 

Atelier 6 :

Qualité du sommeil et obésité : découvrir ce qu’est le laboratoire du sommeil / mesure du souffle

Equipe Laboratoire du sommeil 

Diversity Day Lëtzebuerg 2017

 

Aujourd'hui, dans le cadre du Diversity Day Lëtzebuerg 2017, le CHL s'engage à promouvoir et valoriser la diversité de son personnel, une diversité au service de celle de ses patients.

Découvrez les principaux indicateurs qui définissent notre culture professionnelle et découvrez quelques uns de nos engagements pour lutter contre la discrimination :

  • l'égalité des chances et le leadership féminin,
  • la multiculturalité et la promotion de la langue luxembourgeoise,
  • le management responsable des équipes,
  • l'intégration des juniors et leur accompagnement,
  • la mise en place d'un recrutement de la Diversité.

Découvrez le "Livret Diversité" ici.

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